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	<title>LA TEMPERANCE</title>
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		<title>Recadrage des &#233;tats dissoci&#233;s, alcoolisme, toxicomanie...4</title>
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		<dc:date>2006-02-07T09:14:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bernard FRIT, Elisabeth FRIT</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Dans cet article paru en fran&#231;ais dans le num&#233;ro 22 de LA TEMPERANCE, John GRINDER et Richard BANDLER exposent la mani&#232;re d'effectuer un recadrage chez les personnes souffrant d'&#233;tat de s&#233;v&#233;re dissociation. Initialement publi&#233; dans le livre &quot;Reframing&quot; ce passage met l'accent sur une mani&#232;re tout &#224; fait originale d'aborder les probl&#232;mes d'alcoolisme et de toxicomanie. Nous touchons l&#224; &#224; une partie extr&#234;mement m&#233;connue du travail des deux fondateurs de la PNL.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte est le quatri&#232;me d'une s&#233;rie d'articles parus dans les num&#233;ros 19 &#224; 23 de LA TEMPERANCE. Il est reproduit ici dans son int&#233;gralit&#233; tel qu'il a &#233;t&#233; publi&#233; en octobre 1996.&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;a href=&quot;https://www.temperance.fr/lib/programme-test-audit.html&quot; title=&quot;Prenez-vous des risques avec l'alcool ?&quot;&gt; &lt;!--img src=&quot;https://www.temperance.fr/IMG/webp/Test-Audit-Ad.webp&quot; width=&quot;100%&quot; style=&quot;max-width:600px;display: block;margin-left: auto;margin-right: auto;&quot;--&gt; &lt;img src=&quot;https://www.temperance.fr/IMG/webp/Test-Audit-Ad.webp&quot; width=&quot;100%&quot; style=&quot;max-width:600px;&quot;&gt; &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.temperance.fr/pnl-hypnose-psychotherapie/Recadrage-des-etats-dissocies,182.html&quot; class='spip_in'&gt;Article pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Intervenante : J'ai un client qui s'est retrouv&#233; amn&#233;sique pour tout ce qui pr&#233;c&#232;de un incident qui lui &#171; est arriv&#233; &#171; et o&#249; il s'est retrouv&#233; en train de contempler l'int&#233;rieur du canon d'un fusil, le doigt sur la g&#226;chette, pr&#234;t &#224; faire feu. Il est totalement amn&#233;sique, il a oubli&#233; toute sa vie avant cet instant pr&#233;cis. Comme vous vous en doutez certainement, il sort d'un milieu familial absolument abominable. Il poss&#232;de &#233;galement une grande exp&#233;rience de la dissociation, ayant &#233;t&#233; lui m&#234;me alcoolique pendant tr&#232;s longtemps. C'est maintenant une personne sobre et un membre actif des A.A...&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense que la situation dont vous nous parlez maintenant est du m&#234;me type que la pr&#233;c&#233;dente. Et que recherche-t-il au travers de sa th&#233;rapie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Intervenante : Et bien, son but avou&#233; est de recouvrer la m&#233;moire.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce genre de but dans l'existence me rappelle tout &#224; fait certains contes de f&#233;es de mon enfance. Quand j'&#233;tais petit, mes parents avaient l'habitude de me lire des contes de f&#233;es lorsque je devais aller me coucher. J'&#233;tais l'a&#238;n&#233; de neuf enfants et ces grandes s&#233;ances de lecture familiales &#233;taient un tr&#232;s grand plaisir. C'&#233;tait l&#224; un bien agr&#233;able rituel.
Il y avait un genre d'histoire parmi toutes celles que mes parents me racontaient, qui me rendait compl&#232;tement dingue. C'&#233;tait l'histoire d'un personnage qui se promenait dans une for&#234;t un beau jour. Tout &#224; coup, il rencontrait une cr&#233;ature magique dont la longue barbe s'&#233;tait prise accidentellement dans un arbre tomb&#233; au sol. Je ne parvenais pas &#224; m'imaginer quelle sorte de cr&#233;ature magique serait assez sotte pour se laisser coincer la barbe sous un tronc d'arbre..! Bref, le personnage allait sauver la cr&#233;ature magique et celle-ci pour le remercier lui disait alors : &#171; Tu disposes maintenant de trois voeux que tu peux utiliser &#224; ta guise &#171; . Le personnage de l'histoire allait ensuite immanquablement les gaspiller. Imm&#233;diatement, il s'exclamait : &#171; Je veux vivre dans l'or ! &#171; Aussit&#244;t, c'&#233;tait la catastrophe, tout son environnement, arbres, champs maisons, animaux et m&#234;me les gens qu'il aimait allaient &#234;tre inexorablement an&#233;antis parce que totalement recouverts d'une couche &#233;paisse d'or pur. Ce genre d'histoire est une m&#233;taphore parfaite pour imager la n&#233;cessit&#233; vitale de v&#233;rifier la justesse &#233;cologique des souhaits ou solutions de remplacement propos&#233;es par un sujet lorsqu'on construit avec lui le sch&#233;ma de son recadrage. Le personnage de mon histoire oublie compl&#232;tement les cons&#233;quences secondaires de son souhait. Il n'en sp&#233;cifie ni le contexte ni la proc&#233;dure ; il ne fait que nommer, dans le vague et dans l'absolu, un souhait. L'accomplissement de ce souhait se r&#233;v&#232;le bien plus d&#233;sastreux que sa situation ant&#233;rieure. Par cons&#233;quent, notre personnage va alors utiliser son second voeu pour annihiler les effets du premier. Pour couronner le tout, il va alors s'exclamer fort imprudemment : &#171; je souhaiterais n'avoir jamais rencontr&#233; cette cr&#233;ature &#171; et par l&#224; m&#234;me, g&#226;cher son dernier voeu. Il avait ainsi bousill&#233; ses trois voeux et se retrouvait &#224; la fin de l'histoire gros Jean comme devant...
Bien souvent la demande que formulent les gens quand ils viennent en th&#233;rapie ressemble beaucoup &#224; cette histoire. Ils demandent quelque chose, mais sans en appr&#233;cier les cons&#233;quences dans leur contexte personnel ou dans le contexte familial dans lequel ils sont impliqu&#233;s. Aussi, dans votre position l'une des mani&#232;res de proc&#233;der que je pourrais adopter serait de me conduire de fa&#231;on pr&#233;tendument na&#239;ve. J'agirais comme si je prenais sa demande tout &#224; fait au s&#233;rieux, et je m'arrangerais pour qu'il puisse se retourner sur lui-m&#234;me et se rappeler juste quelques petites choses.
Tout d'abord, j'ancrerais solidement l'&#233;tat amn&#233;sique. Ensuite, j'induirais une transe dans laquelle je serais certain de pouvoir induire l'amn&#233;sie. Je lui demanderais, alors, de demeurer dissoci&#233; de fa&#231;on qu'il puisse, en quelque sorte, voir les choses qui se passent, de l'ext&#233;rieur de lui m&#234;me et ne s'y sente pas impliqu&#233;, kinesth&#233;siquement parlant. Puis, je demanderais &#224; son inconscient de s&#233;lectionner trois incidents, tir&#233;s de son histoire personnelle : un carr&#233;ment agr&#233;able, un pas si agr&#233;able que &#231;&#224; et un vraiment d&#233;sagr&#233;able, de fa&#231;on &#224; lui faire ressentir toute la gamme des sensations qu'il a pu exp&#233;rimenter au cours de toute son histoire personnelle. Une fois qu'il a bien observ&#233; tout ceci, je le r&#233;veillerais et lui poserais la question : &#171; Voulez-vous continuer ce travail &#171; ? S'il veut continuer, alors je serais en mesure de le faire. S'il n'&#233;prouve pas l'envie de poursuivre, j'induirais alors &#224; nouveau une transe, je cr&#233;erais l'amn&#233;sie pour ces &#233;v&#233;nements qu'il vient de faire r&#233;&#233;merger, et nous passerons ensuite &#224; la red&#233;finition de nouveaux buts.
Une fois, un th&#233;rapeute m'avait amen&#233; l'une de ses &#233;l&#232;ves, qui se disait d&#233;sireuse de faire la lumi&#232;re sur un point de son pass&#233;. Elle pensait avoir &#233;t&#233; viol&#233;e par son fr&#232;re a&#238;n&#233; et l'un de ses copains alors qu'elle avait juste onze ans. Elle n'&#233;tait pas certaine que cela se soit r&#233;ellement d&#233;roul&#233; et elle voulait savoir si c'&#233;tait vrai ou non. Ma r&#233;ponse fut alors : &quot; Qu'est-ce que &#231;a va changer pour vous de le savoir ? &quot; Elle &#233;tait incapable de me r&#233;pondre -elle n'avait jamais envisag&#233; le probl&#232;me sous cet angle. Vous feriez bien de poser aussi cette question &#224; votre client.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Janet : Je la lui ai pos&#233;e et il me dit qu'il veut savoir, pour ne plus se sentir si bizarre quand il tombe sur quelqu'un qu'il devait conna&#238;tre avant mais dont il ne se souvient absolument plus. J'ai le sentiment qu'il s'est fix&#233; une t&#226;che au-dessus de ses possibilit&#233;s parce qu'en fait, il ne d&#233;sire pas vraiment savoir.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait bien ma premi&#232;re impression aussi. Il vous fait la demande consciente de l'aider &#224; retrouver son pass&#233;, aussi est-ce l&#224; le but que vous avez fix&#233;, mais il a, parall&#232;lement, de bonnes raisons de ne pas se souvenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Janet : Il a &#233;galement effectu&#233; un s&#233;jour dans un h&#244;pital militaire. Il est tr&#232;s fier qu'ils aient utilis&#233; le Penthotal sur lui, sans aucun r&#233;sultat ! Ils ont &#233;galement essay&#233; l'hypnose et cela s'est r&#233;v&#233;l&#233; inefficace pour l'aider &#224; retrouver son pass&#233;. Tout ce dont il parvient &#224; se souvenir, ce sont des d&#233;tails extr&#234;mement pr&#233;cis &#224; propos de ce fameux jour o&#249; il s'est r&#233;veill&#233;, contemplant l'int&#233;rieur du canon de ce fusil.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense que je rechercherais ici ses m&#233;ta-objectifs (but de la transformation).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Vous voulez recouvrer la m&#233;moire. Mais dans quel but ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.temperance.fr/pnl-hypnose-psychotherapie/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; De fa&#231;on &#224; savoir comment me comporter quand je rencontre des gens que j'ai connu dans le pass&#233;. J'ai besoin de savoir comment je dois alors me comporter. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.temperance.fr/pnl-hypnose-psychotherapie/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Oh, alors en fait, ce que vous d&#233;sirez vraiment, ce n'est pas de retrouver la m&#233;moire. Vous voulez trouver un mani&#232;re &#233;l&#233;gante de vous en sortir lorsqu'il vous arrive de rencontrer des gens qui se r&#233;clament de votre pass&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fa&#231;on d'atteindre se but serait de lui enseigner un peu de l'art de noyer -adroitement- le poisson, un peu de &#171; flou artistique &#187; en quelque sorte. Du style : &#171; Mon dieu, &#231;a fait si longtemps... O&#249; &#233;tait-ce d&#233;j&#224; ? &#171; Quelques-unes de ses phrases de &#171; remplissage &#171; mondain qui lui am&#232;neront comme sur un plateau et en douceur, tous les &#233;l&#233;ments dont il aura besoin pour fournir la r&#233;ponse que l'on attend de lui.
Lorsque vous rencontrez un conflit direct, &#224; quelque niveau que cela soit, passez imm&#233;diatement au niveau suivant. Posez alors des questions concernant les objectifs de sa transformation. &#171; Qu'allez vous gagner dans tout &#231;&#224; ? Quel dessein cela va-t-il vous permettre d'accomplir ? &#187; Une fois que vous connaissez la r&#233;ponse &#224; cette question, vous &#234;tes en mesure de lui offrir des alternatives nettement plus &#233;l&#233;gantes. Il abandonnera rapidement sa demande d'origine, ce parce que retrouver le souvenir de son pass&#233; ne lui sera plus, maintenant, d'aucune r&#233;elle utilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Janet : Autant que je puisse savoir, sa situation familiale continue &#224; &#234;tre vraiment abominable. J'ai &#233;galement essay&#233; de lui dire : &#171; Bon, vous ne vous souvenez de rien du tout aussi, pourquoi n'irais-je pas trouver votre famille pour leur demander de vous raconter uniquement les bonnes choses qui vous sont arriv&#233;es dans le pass&#233; ? &#187; Et bien sa famille n'a pas &#233;t&#233; capable de me raconter la moindre petite chose !&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre possibilit&#233; consisterait &#224; le transformer en bon sujet hypnotique, du moins dans un but pr&#233;cis : cr&#233;er &#224; son usage une histoire personnelle convenable. Amenez-le &#224; accepter d'utiliser l'hypnose, non pas pour retrouver la m&#233;moire, mais &#224; la simple fin de lui construire une nouvelle histoire personnelle qui lui convienne. Si votre propre histoire d'origine ne vous convient pas, et bien vous retournez au point de d&#233;part et vous vous en fabriquez un meilleure. Tout le monde devrait poss&#233;der plusieurs histoires !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Janet : Et comment vous pouvez faire &#231;&#224; ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En direct. Vous pouvez tr&#232;s bien dire : &#171; Ecoutez, vous &#234;tes un type bourr&#233; de talent, mais vous ne savez pas d'o&#249; cela vous vient. D'o&#249; est-ce que vous souhaiteriez venir ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Janet : Ici, nous avons &#224; faire &#224; un agriculteur plut&#244;t primaire.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et bien &#231;a rend les choses plus faciles. Les sujets les plus difficiles &#224; manier sont, sans conteste, les psychoth&#233;rapeutes profonds et sophistiqu&#233;s, cela parce qu'ils ont la conviction qu'il est n&#233;cessaire de suivre et de comprendre pas &#224; pas chaque d&#233;tail de ce que vous &#234;tes en train de faire. Ils poss&#232;dent de vilains esprits fouineurs.
Dans son livre Uncommon therapy (Th&#233;rapie extra-ordinaire) Milton ERICKSON d&#233;crit un cas dans lequel il a fabriqu&#233; toute une s&#233;rie d'exp&#233;riences pass&#233;es pour une femme. Il a ainsi cr&#233;&#233; &#224; son usage une histoire dans laquelle il appara&#238;t en personne sous les traits de &#171; L'homme de F&#233;vrier &#187;. Ce cas d'&#233;cole est une excellente source pour &#233;tudier structurellement la mani&#232;re de cr&#233;er des histoires personnelles de rechange.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Fred : La schizophr&#233;nie est-elle un autre cas de figure de dysharmonie s&#233;quentielle et de dissociation ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gens pour lesquels le diagnostic est &#171; schizophr&#233;nie &#187;, pr&#233;sentent g&#233;n&#233;ralement, certains aspects de leur personnalit&#233; tr&#232;s s&#233;v&#232;rement dissoci&#233;s. Quoi qu'il en soit, dans leur cas, la dissociation est g&#233;n&#233;ralement simultan&#233;e. Par exemple : un schizophr&#232;ne entendra des voix et pensera que ces voix viennent de l'ext&#233;rieur de lui. Les voix sont donc dissoci&#233;es, mais les deux &#171; parties &#171; de la personne sont pr&#233;sentes en m&#234;me temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Fred : OK, je vois. J'ai travaill&#233; longtemps avec des schizophr&#232;nes. J'ai utilis&#233; avec eux certaines de vos techniques, mais pas aussi pr&#233;cis&#233;ment ni avec autant d'efficacit&#233; que je l'aurais souhait&#233;. Quels ajustements sp&#233;cifiques pourriez-vous sugg&#233;rer dans le cas de sujets d&#233;sign&#233;s comme &#171; schizophr&#232;nes &#187; ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu la fa&#231;on dont vous formulez votre question, j'en d&#233;duis que vous avez remarqu&#233; que certains des sujets que l'on a classifi&#233;s comme schizophr&#232;nes ne pr&#233;sentent pas les sympt&#244;mes que d'autres montrent indiscutablement. Il y a deux diff&#233;rences fondamentales entre le travail avec des schizophr&#232;nes et le travail avec n'importe laquelle des personnes pr&#233;sentes dans cette salle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'une est que les personnes &#233;tiquet&#233;es comme schizophr&#232;nes vivent dans une r&#233;alit&#233; diff&#233;rente de celle que nous autres, ici pr&#233;sents, acceptons g&#233;n&#233;ralement comme telle. La r&#233;alit&#233; des schizophr&#232;nes est si diff&#233;rente de la notre que cela demande g&#233;n&#233;ralement une tr&#232;s grande flexibilit&#233; de la part du communicateur pour qu'il puisse y p&#233;n&#233;trer et s'y accorder. Cette r&#233;alit&#233; diff&#232;re radicalement de celle &#224; partir de laquelle les psychoth&#233;rapeutes travaillent habituellement. Ainsi le r&#233;sultat de l'approche et la r&#233;ussite &#224; &#233;tablir le rapport constituent la premi&#232;re grande diff&#233;rence entre le travail avec un individu &#8220;lambda&#8221; et un autre d&#233;sign&#233; comme schizophr&#232;ne. Pour parvenir &#224; &#233;tablir un rapport satisfaisant avec un schizophr&#232;ne, il va vous falloir utiliser &#224; fond toutes les techniques de synchronisation corporelle ainsi que celle de communication r&#233;active (en miroir) tout en appr&#233;ciant chacune des m&#233;taphores que le sujet schizophr&#232;ne utilise pour vous d&#233;crire sa situation. N'omettez &#224; aucun moment d'&#234;tre extr&#234;mement attentif &#224; son langage non verbal unique. C'est une t&#226;che particuli&#232;rement exigeante pour tout communicateur professionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde diff&#233;rence est que les schizophr&#232;nes -et tout particuli&#232;rement ceux qui sont &#224; l'int&#233;rieur des institutions- sont habituellement plac&#233;s sous camisole chimique. Cela constitue r&#233;ellement la diff&#233;rence de travail la plus contraignante &#224; laquelle vous aurez &#224; faire face. C'est un peu comme d'avoir &#224; travailler avec un alcoolique quand il est sous l'emprise de l'alcool. Il y a contradiction directe entre les imp&#233;ratifs organisationnels d'un service hospitalier de psychiatrie et les conditions n&#233;cessaires &#224; l'efficacit&#233; du travail d'un psychoth&#233;rapeute. Le traitement m&#233;dicamenteux (la camisole chimique) est typiquement utilis&#233;e comme un outil qui permet la gestion facilit&#233;e d'un service dans un &#233;tablissement. La pr&#233;-condition indispensable &#224; tout travail de recadrage sur un patient est la possibilit&#233; d'avoir un acc&#232;s aux parties de sa personnalit&#233; qui sont &#224; l'origine des comportements que je cherche &#224; modifier. De fait, je vais engager ces parties &#224; m'apporter leur concours pour parvenir &#224; effectuer les changements souhait&#233;s. S'il est sous m&#233;dications, je patine sur place ! -Je ne peux pas m'adresser &#224; la partie de lui-m&#234;me dont je requiers l'assistance. Les sympt&#244;mes ext&#233;rieurs de sa maladie sont exprim&#233;s par la partie de la personne avec laquelle j'entends travailler. Et quoi qu'ils soient consid&#233;r&#233;s comme appropri&#233;s dans le cadre d'un traitement hospitalier, ces m&#233;dicaments effacent les sympt&#244;mes et m'emp&#234;chent d'acc&#233;der &#224; cette partie de la personne qui est celle qui m'int&#233;resse.
Travailler efficacement avec des gens qui sont sous traitement m&#233;dicamenteux est une t&#226;che ardue, c'est un d&#233;fi. Je l'ai fait moi-m&#234;me un bonne demi-douzaine de fois, mais j'avoue que je n'aime pas particuli&#232;rement &#231;a. Le m&#233;dicament est en lui-m&#234;me un ancrage particuli&#232;rement puissant et un obstacle &#224; tout changement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, laissez-moi vous raconter une courte histoire d'horreur : Un jeune homme se promenait tout tranquillement dans une rue d'une grande ville, il sortait d'une soir&#233;e. C'&#233;tait un &#233;tudiant de l'universit&#233; locale. A cette soir&#233;e, il avait tir&#233; sur un ou deux joints et bu un peu d'alcool. Il se baladait tout simplement. Il n'&#233;tait absolument pas saoul quoiqu'ind&#233;niablement pas vraiment sobre. Il devait &#234;tre aux alentours de trois heures du matin quand il fut ramass&#233; par un car de flics et emmen&#233; au poste sous la charge d'avoir &#233;t&#233; trouv&#233; en &#233;tat d'ivresse sur la voie publique. L&#224;, on lui prit ses empreintes digitales et on effectua des recherches &#224; son sujet. Il ressortit de cette enqu&#234;te que ce jeune homme avait, quelques ann&#233;es auparavant, effectu&#233; un s&#233;jour dans un h&#244;pital psychiatrique de l'&#233;tat. Lors de son s&#233;jour dans cet h&#244;pital il avait &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; schizophr&#232;ne, mais &#224; l'&#233;poque, il avait eu la chance de tomber sur un psychiatre qui se trouvait &#234;tre un excellent communicateur. Apr&#232;s que ce psychiatre ait achev&#233; son travail avec ce jeune homme, celui-ci avait chang&#233; de comportement, avait &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;, et depuis il r&#233;ussissait dans ses &#233;tudes de fa&#231;on plus qu'honorable. Il se portait &#224; merveille depuis d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand les policiers d&#233;couvrirent cette histoire &#171; d'alt&#233;ration mentale &#187;, ils d&#233;cid&#232;rent d'embl&#233;e que son comportement pr&#233;sent n'&#233;tait d&#251; ni &#224; l'alcool, ni &#224; la prise de drogue mais qu'il &#233;tait bel et bien le r&#233;sultat d'une &#171; rechute &#187; psychotique. Aussi, ils le renvoy&#232;rent imm&#233;diatement &#224; h&#244;pital psychiatrique de cet Etat. On le remit alors, exactement dans le m&#234;me service, o&#249; il avait &#233;t&#233; intern&#233; et on lui administra imm&#233;diatement le traitement qu'il avait eu auparavant. Devinez donc ce qui arriva ? Il redevint le schizophr&#232;ne qu'il avait &#233;t&#233;. On l'avait soigneusement &#171; r&#233;-ancr&#233; &#187; dans son comportement de malade.
Ce type de danger est la raison pour laquelle j'insiste tout particuli&#232;rement sur la n&#233;cessit&#233; de tester l'efficacit&#233; de notre travail avec un alcoolique en l'exposant &#224; l'ancrage chimique qui induisait auparavant la dissociation -c'est-&#224;-dire en le mettant en pr&#233;sence d'alcool. Alors, vous devez &#234;tre capable de voir si le fait de tenir un verre d'alcool &#224; la main am&#232;ne ou non une modification radicale d'&#233;tat -que ce soit un changement de rythme respiratoire ou une alt&#233;ration de la couleur de la peau, ou toute autre indication non verbale d'un changement d'&#233;tat interne. Si vous notez une quelconque modification &#224; ce moment pr&#233;cis, c'est que le travail de r&#233;int&#233;gration n'a pas vraiment fonctionn&#233; ; il vous faut alors le recommencer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous relevez le d&#233;fi de travailler avec des schizophr&#232;nes qui se trouvent intern&#233;s, vous pouvez, du moins, vous rendre le travail beaucoup plus confortable si vous parvenez &#224; passer une sorte de march&#233; avec la personne, responsable des m&#233;dicaments dans le service. Etre efficace en un temps raisonnable va d&#233;pendre de votre facult&#233; &#224; travailler avec les gens pendant la p&#233;riode o&#249; ils ne sont pas sous l'emprise de la camisole chimique, ou bien sur votre capacit&#233; &#224; &#233;tablir des &#233;tats dissoci&#233;s sous hypnose, &#233;tats dans lesquels ils sont essentiellement ind&#233;pendants de cette camisole chimique. Tout ce type de travail est vraiment extr&#234;mement difficile ; encore une fois c'est un v&#233;ritable d&#233;fi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suivre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d'apr&#232;s Richard BANDLER et John GRINDER.&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;a href=&quot;https://www.temperance.fr/lib/programme-test-audit.html&quot; title=&quot;Prenez-vous des risques avec l'alcool ?&quot;&gt; &lt;!--img src=&quot;https://www.temperance.fr/IMG/webp/Test-Audit-Ad.webp&quot; width=&quot;100%&quot; style=&quot;max-width:600px;display: block;margin-left: auto;margin-right: auto;&quot;--&gt; &lt;img src=&quot;https://www.temperance.fr/IMG/webp/Test-Audit-Ad.webp&quot; width=&quot;100%&quot; style='max-width: 500px; max-height: 100000px'&gt; &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduction de Marianne STRAGAND&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Extrait de Reframing- Neuro-Linguist. Programming and the transformation of meaning by Richard BANDLER and John GRINDER. Copyright 1982 Ed. Real People Press by Steve and Connirae ANDREAS..&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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