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La Réintégration P.A - P. S.*

Après la parution de mon ouvrage : « l’Alcool, toi, moi et les Autres », je peux dire que le chapitre consacré à l’utilisation de la PNL (Programmation Neurolinguistique) en alcoologie est un de ceux qui ont suscité le plus de réactions -enthousiastes ou critiques !

Pourquoi ?

Parce que la PNL s’intéresse davantage aux résultats qu’à la théorie ? Parce qu’elle introduit de nouvelles données et que les notions nouvelles demandent toujours du temps avant de se faire admettre. Parce que, grâce à cette technique, des problèmes peuvent être solutionnés avec une grande rapidité -par rapport à d’autres thérapeutiques- et cela, sans souffrance ?

Autant de réponses possibles... Toujours est-il que convaincus de l’intérêt de cette pratique, Michel FACON et moi-même avons décidé, par le support de la revue :

  • d’apporter une information précise et la plus concrète possible sur les moyens utilisés et les résultats obtenus.
  • d’ouvrir le débat sur cette pratique.

Elisabeth FRIT

Shéma général de la réintégration

(suite du précédent article)**

1. Réenclancher EA (état alcoolique) et l’ancrer solide¬ment.

2. Sortir brusquement le sujet de son état alcoolique et ancrer l’ES (état sobre) au moment où il réapparait.

3. Activer les deux ancrages ES et EA simultanément et les maintenir.

4. Demander à la personne de se réimaginer (associée) dans le (ou les) contexte où elle s’alcoolisait auparavant.

Nous passons dans ce numéro un extrait du chapitre sur la PNL (travail effectué par Michel FACON au centre ALPHA) qui complète la réintégration PA/PS, paru dans le livre d’Elisabeth FRIT « l’Alcool, toi, moi et les Autres » Éd. LA TEMPÉRANCE.

On gardera à l’esprit que ce modèle ne permet de réaliser que la réduction de l’incongruence séquentielle. Il s’agit d’une intervention préalable à l’application des autres outils de la PNL. En particulier, il rend applicable le re¬cadrage en six points.

Précision de chaque étape


ETAPE 1 (Le « vécu sous alcool ») :

Un excellent rapport est absolument nécessaire. On demande au sujet de ré¬évoquer un épisode précis de sa vie où il s’est alcoolisé de manière excessive. On veille tout particulièrement à ce qu’il soit « associé » (qu’il ne regarde pas la scène en tant que spectateur) à l’expérience en cours. "Où es-tu ? Que vois-tu ? Qu’entends-tu ? Que sens-tu ?
Est-ce que tu peux retrouver le goût de ce que tu bois ? L’odeur ? Qu’est ce que tu te dis à toi-même ? etc..."
Peu à peu, le sujet rentre dans l’expérience et la calibration montre les changements qui s’opèrent dans la sphère non-verbale et para-verbale (Respiration, couleur de la peau, muscles péribuccaux, yeux, gestes...). Insister sur le goût et l’odeur est un excellent moyen d’accélérer l’enclenchement de EA.
Dès que EA est apparent, on ancre cet état. (On peut aussi empiler les ancres à partir du moment où EA montre le nez). Cette étape prend de 10 à 30 mn.

ETAPE 2 :
On sort brusquement le sujet de cet état soit en frappant sur la table, soit en lui reprochant vive¬ment de boire, soit par toute autre manoeuvre. On le fait sortir du bureau, et prendre l’air, par n’importe quel temps. Il n’est pas rare qu’on soit obligé de le soutenir exactement comme s’il avait bu. En 10 à 15 mn l’Etat Sobre réapparait. On ancre cet état.

ETAPE 3 :
Le sujet est ramené dans le bureau, s’assoit confortablement et on active simultanément les ancres E A et E S en les maintenant. L’opération peut alors durer 10mn à 1h30 (moyenne 20-25 mn). Ce que l’on observe alors est étonnant, parfois même très spectaculaire. Les signes sont variables selon les individus, mais le processus qui s’engage est incontrôlable par le sujet. Les signes peuvent apparaître en plusieurs vagues successives qui s’atténuent progressivement. On note des périodes de confusion, des états de conscience plus ou moins altérés. Sur cette toile de fond, les signes s’expriment dans la sphère motrice (tremblements, gestes incontrôlés, raideur de certains groupes musculaires...), dans la sphère visuelle (troubles de la vue, parfois cécité dans une partie du champ visuel, parfois défilé d’un film d’images plus ou moins rapides...), dans la sphère auditive (sifflement dans l’une des deux oreilles), au niveau du schéma corporel (se sentir plus grand, plus petit, plus épais, légèrement à côté de son corps etc), douleurs « qui ne font pas mal », sensations de chaleur ou de froid se déplaçant d’une région du corps à l’autre, bouche sèche ou hypersalivation, sensations « bizarres » et difficilement exprimables localisées dans le cerveau lui-même, etc...
Cette énumération ne donne qu’un aperçu. Lorsqu’il ne se passe plus rien, le processus est terminé. Il convient alors de vérifier que les ancres sont devenues inactives. (Parfois le processus reprend légèrement pour s’atténuer rapidement).
Le sujet déclare spontanément se sentir « différent, calme, détendu, plus lucide... » Au « calibrage », on voit qu’il est réellement bien.

ETAPE 4 :
Le sujet est alors invité à se réassocier aux contextes dans lesquels il s’alcoolisait auparavant. (Faisant comme si ces expériences du passé étaient à venir, ou présentes). Il remarque alors de lui-même que l’alcool lui est indifférent, qu’il se sent « bien », qu’il a envie de faire autre chose que de s’alcooliser. Il est remarquable que ces changements s’effectuent également dans les contextes qui n’ont pas forcément été pris en compte lors de l’étape N°1.
Il semble bien y avoir modification des patterns d’action et de réaction dans les contextes où l’alcoolisation était impliquée. La personne ne prête plus la même signification aux situations concernées. En d’autres termes, la situation est appréhendée différemment aux plans émotif et cognitif et n’implique plus le recours à l’alcool.

Remarques diverses

ETAPE 1 : Il est possible d’obtenir la réapparition de EA par d’autres moyens. La connaissance préalable des submodalités critiques du sujet permet d’accélérer le processus. Une autre variante a été découverte récemment : il s’agit de dégager la séquence des états kinesthésiques contemporains de l’alcoolisation.

ETAPE 3 :
Il convient sans doute de prendre des pré¬cautions lorsqu’il s’agit d’un sujet violent. Mais nous n’avons jamais eu de problème à ce sujet, sur environ 500 cas traités en un an. (Dans ce cas, il est sans doute préférable de poser une ancre non-kinesthésique afin de stopper la violence).
Il arrive que le sujet déclare « avoir soif ». Dans ce cas, il suffit de lui suggérer qu’il se désaltère avec un verre d’eau et la soif est calmée !« Cette réintégration, réalisée en Mai 88 est réclamée par les malades eux-mêmes et Michel Facon précise »qu’il n’a jamais été observé d’accidents ou d’incidents".
D’autre part dit-il : "Ce modèle, découvert avec les alcooliques, est applicable aux toxicomanes ainsi qu’à d’autres usagers de psychotropes (abus médicamenteux par exemple) ou peut-être même dans certains cas d’obésité.

P.A/P.S = Partie Alcoolique/Partie Sobre

La revue LA TEMPÉRANCE a édité une suite d’articles sur PNL et Alcoologie.

Ces modèles sont appliqués au cours des séminaires « En finir avec les dépendances » (alcool, anorexie/boulimie, drogue, etc.) à LA TEMPÉRANCE

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