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Les quatre nobles vérités (1)

C’est après avoir renoncé à la vie mondaine d’un prince, à l’âge de vingt-neuf ans, puis pratiqué intensivement le yoga et la méditation pendant six années et atteint l’éveil ultime à Bodh Gaya, que le Bouddha enseigna son premier sermon sur « Les quatre nobles vérités », à Sarnath, près de Bénarès. Ayant dispensé sa sagesse dans toutes les régions de l’Inde et du Népal, il vécut jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans.

« Si l’on pouvait rassembler tous les corps que nous avons eus dans les vies passées, le tas serait plus grand que toutes les montagnes réunies ; et si l’on pouvait recueillir toutes les larmes d’amertume que nous avons versées antérieurement, cela formerait un océan plus vaste qu’aucun sur la Terre ».

Le Bouddha

I La vérité de la souffrance

En général, la souffrance provient de tous les phénomènes physiques ou mentaux et, en particulier, de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort.
Par ailleurs, il y a bien d’autres tourments dans la vie, tels que de ne pas obtenir ce que l’on cherche, de ne pas garder ce que l’on possède, d’être séparé des êtres qui nous sont chers, de perdre son statut social, de rencontrer ce qui est indésirable, etc.

En résumé, il y a trois types de souffrances communs à toute l’humanité :

1) La souffrance qui est l’expérience de la douleur elle-même, physique ou mentale, causée par toutes sortes de maux.

2) La souffrance qui provient de l’impermanence du bonheur mondain.

3) La souffrance de l’existence conditionnée relative aux êtres humains.

« L’homme apparaît comme l’être dont le malaise est le plus intense et les espoirs, ainsi que les appréhensions, sont les plus fournis. Sur cette planète, il semble même qu’il soit le destructeur le plus acharné. On pourrait même supposer que si les êtres humains n’existaient pas, on goûterait plus de paix sur la Terre et l’environnement s’en trouverait beaucoup mieux », a dit le Dalaï Lama avec humour.

II La vérité de l’origine de la souffrance

A cause de la saisie égocentrique, vient la dualité d’un sujet et d’un objet. Dues à cette saisie dualiste, se manifestent en notre esprit, de l’attraction pour ce que l’on veut et de la répulsion pour ce que l’on ne veut pas. Cette polarité engendre simultanément en nous l’ignorance fondamentale.

De l’attraction vient le désir-attachement, de la répulsion vient la colère-aversion, et l’absence de conscience claire voile le sens de l’existence. A ces trois tendances de base, on ajoute habituellement l’orgueil et la jalousie.

Mais le Bouddha a dit qu’il y avait vingt et un mille tendances subséquentes au désir, de même qu’à la haine et à l’aveuglement, ainsi qu’aux trois à la fois. C’est pour remédier à cela qu’il a exposé quatre vingt quatre mille sortes d’enseignements (Dharma).

Par la force de toutes ces émotions, les êtres créent des actes à travers leur corps, leur parole et leur esprit, ce qui produit le karma (loi de cause à effet). Ceci a pour conséquence leur transmigration dans le cycle de l’existence (Samsara).

Dans le bouddhisme, il est considéré que les êtres portent la responsabilité intégrale de tous leurs actes, ceux qui sont négatifs résultant en malheur et ceux qui sont positifs en bonheur.

Le Bouddha a donc déclaré qu’il fallait d’abord reconnaître l’état de souffrance de l’existence conditionnée et puis rechercher l’origine, ou les causes, de cet état de fait. Ensuite, il faut suivre le chemin qui mène à la cessation définitive de la souffrance et, finalement, actualiser la délivrance ultime.

Nous parlerons de ce chemin dans le prochain article.