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La pratique du don ou générosité

« C’est en donnant que l’on reçoit ; c’est en s’oubliant que l’on trouve. »

Saint François d’Assise

Le défaut de ne pas être généreux

Quand on n’a pas cette vertu de perfection, on rencontre toujours la situation d’être démuni de tout. On n’a pas non plus la capacité d’accomplir le bien d’autrui et, par conséquent, de progresser spirituellement.

Le Bouddha a dit : « Celui qui est cupide et avare renaîtra en tant qu’esprit avide après la mort et même s’il obtient une renaissance humaine, il passera sa vie dans la pauvreté. Étant dépourvu de bien-être, il n’aura pas les moyens d’aider les êtres et d’atteindre l’éveil ultime. »

Le bienfait d’être généreux

Quand on a cette vertu de perfection, on peut jouir de conditions favorables et on est heureux dans l’existence. La générosité permet aussi d’apporter le bonheur à nos semblables et de les libérer de la souffrance. Grâce à cela, on peut s’établir fermement sur le chemin spirituel et y conduire les autres. Celui qui pratique la générosité obtiendra des biens immenses, alors que celui qui garde jalousement ses richesses en sera dépossédé.

Celui qui est généreux n’a pas besoin de rechercher une protection contre la misère. A l’inverse, celui qui ne l’est pas doit toujours lutter contre toutes sortes d’afflictions ou de frayeurs. Pour l’un, toutes les formes de jouissances sont illimitées ; pour l’autre, toutes les acquisitions sont très vite épuisées. Il y a un proverbe oriental qui dit : « Tout ce qui n’est pas donné, est perdu ».
En toute circonstance, il faut aussi se rappeler que c’est l’intention qui est toujours plus importante que l ’action elle-même. Mieux vaut donner un petit présent avec une pure intention, qu’un grand don avec une motivation douteuse.

Au moment de la mort

Tout ce que nous expérimentons au moment de la mort est le résultat des actes commis à travers le corps, la parole et l’esprit durant la vie.

Si nous sommes attachés à nos possessions, cela crée beaucoup de voiles dans la conscience, ce qui a pour effet d’entraver notre liberté dans le passage du Bardo. Si l’on n’a pas créé des conditions bénéfiques durant la vie, on sera impuissant à transformer cette situation à ce moment-là.

A l’inverse, même si quelqu’un a eu des difficultés pendant sa vie, par la pratique du bien, il se trouvera extrêmement fortuné à la fin car il aura rassemblé beaucoup de mérite. Sachant que tous les phénomènes sont illusoires et transitoires, au moment ultime, il faudra se séparer de tout ce que l’on chérissait sur Terre : de nos biens, de nos proches et même de notre propre corps physique. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de régler toutes ses affaires personnelles avant de mourir afin de partir l’esprit en paix.

Les trois formes de don : externe, interne et ultime

1) La générosité matérielle qui consiste à aider les personnes en leur donnant tout ce dont elles ont besoin pour vivre : nourriture et boissons, vêtements, logement, médicaments, etc.

2) Le don de protection qui est le fait de protéger et de soigner les êtres de tous les maux physiques ou mentaux.

3) Le don du Dharma qui consiste à partager ses connaissances en diffusant ou en enseignant le chemin spirituel qui mène à la libération de la souffrance et à l’état d’éveil.