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Peurs, Phobies et Compulsions (1ère partie)

La PNL en Action

"Dans cet ouvrage, je vous montre comment utiliser humour et rapidité en thérapie. Cela donnera au lecteur une idée de ce à quoi devrait ressembler une séance de PNL. Si je plaisante sans cesse avec mes clients au sujet de leurs problèmes, c’est pour les soigner d’un excès de sérieux car c’est ce qui verrouille leurs problématiques. Si vous êtes trop sérieux, vous vous bloquez. L’humour est la méthode la plus rapide pour inverser ce processus. Dès que vous arrivez à rire de quelque chose, vous êtes en mesure de le changer.

D’ailleurs, le changement ne doit pas nécessairement être quelque chose de lent ou de douloureux. Si vous êtes capable d’apprendre à créer quelque chose d’aussi complexe qu’une peur, une phobie ou une compulsion, vous pouvez utiliser ces facultés pour créer quelque chose de différent, dans des situations identiques. Si vous êtes novice, vous ne devriez pas essayer d’apprendre à faire tout cela uniquement à partir de ce livre ; vous devriez plutôt chercher à définir les limites de ce qui est possible.

Quel qu’ait pu être votre passé, votre avenir est toujours quelque chose de neuf. Plutôt que de vous disputer avec votre conjoint et de reproduire sans cesse les mêmes situations fastidieuses et les mêmes problèmes monotones, comme des réponses conditionnées, décidez de planter dans votre vie un petit panneau portant l’inscription : « Plus de jérémiade ! » Dites-vous : « Cela suffit à présent. Je veux que les choses soient différentes ».

Avec de l’espoir et de la ténacité, il n’y a rien que vous ne puissiez réaliser. Si vous souffrez de ce dont je souffre, c’est-à-dire d’un excès d’impatience, alors, oubliez tout ça et passez à l’action ! "

— Richard BANDLER

Richard : « La première question sera, comment vous appelez-vous ? »

Eileen : « Eileen »

Richard : « Bien, Eileen, vous avez dit, avant que nous commencions, que vous ressentez, malgré vous, une envie irrésistible de chocolat. Qu’est-ce qui vous indique à quel moment commencer à ressentir cette envie ? »

Eileen : « Je n’en ai aucune idée. Cela m’arrive, c’est tout. »

Richard : « Oh. C’est donc quelque chose de totalement indépendant du reste de votre vie. Voyez-vous, si je vous disais que je devais ressentir cette envie folle de chocolat, quelle en serait la cause ? »

Eileen : « Je ne sais pas ce qui me donne cette envie irrésistible de chocolat. Elle vient, toute seule. »
Je le vois, je le goût, je le sens, je m’imagine en train de me régaler. Hum ! « Richard : » Effectivement, ça se voit, regardez comme son visage rayonne. Wow ! « Le public : » (En riant)... Ahhhhhh... Descendez de votre nuage... Chocolat Godiva ?

Richard : « Bonne idée, attachons ça à son mari. » (Rires)

Eileen : « Ça, je peux également le faire. »

Richard : « Alors faites-le immédiatement, ça serait sympa. Avec un visage aussi rayonnant, un tel mariage devrait être éternel ! »

Eileen : « Seize ans. » (Rires).

Richard : « Regardez bien cette image. Vous avez déjà fait l’exercice des submodalités, n’est-ce pas ? Si vous rendez cette image plus lumineuse, est-ce que cela intensifie vos émotions ? Il me semble que c’est plutôt ce qui marche pour vous. Certaines personnes rendent l’image plus claire et cela réduit l’intensité de leurs émotions. Pour d’autres encore, cela n’a aucun effet. Est-ce que vous avez une belle grande image de chocolat, bien brillante. D’accord. Que se passe-t-il si vous l’assombrissez ? »

Eileen : « Cela ressemble à une grande publicité pour le chocolat. Comme on en faisait dans le temps. »

Richard : « Assombrissez-la encore plus. »

Eileen : « Oui, quelque chose comme une publicité pour les chocolats dans les journaux, en noir et blanc. »

Richard : « D’accord. Voyons maintenant autre chose. Ça, c’est tout à fait comme avec les cigarettes. Aucune différence. Le chocolat et les cigarettes, voilà bien à mon avis les deux principales dépendances aujourd’hui sur la planète. Que se passe-t-il si vous êtes dans une pièce où des gens sont en train d’en manger ? Vous devez vous rappeler qu’il existe à la fois une réalité interne et une réalité externe. Est-ce que vous ressentez aussi l’envie... ? »

Eileen : « Non, pas parce que les gens sont en train d’en manger. J’aime bien les regarder le faire. Mais il se peut très bien que je n’en aie pas envie en même temps qu’eux. »

Richard. : « Très bien. Pour pas mal de gens cela ne se passe pas comme ça. Nous devons en être bien conscients. En particulier dans le cas des fumeurs. Allumer une cigarette. J’aime bien fumer quand on parle de fumer. Et chaque fois que je travaille avec quelqu’un qui fume, je me mets à fumer moi aussi. D’ailleurs, c’est même comme ça que j’ai commencé (Rires). On appelle ça un » détournement de comportement « . Pas mal de gens, dès que vous allumez une cigarette... boum... se mettent à tâtonner pour trouver leur paquet. Mais cela n’a pas l’air de fonctionner comme ça dans votre cas. Bien, maintenant, essayons de réunir tous ces éléments concernant ce que nous savons pour arriver à comprendre ce qui déclenche cette envie. Il doit bien y avoir un moment précis où vous commencez à voir cette image si grande et si lumineuse. Si votre esprit pouvait être assez conscient et assez vif pour assombrir cette image chaque fois qu’elle apparait. Pour cela, il faudrait que votre conscient coopère et malheureusement j’ai fini par comprendre qu’il ne se comporte pas toujours ainsi. Mais si vous le faisiez, là , maintenant et que vous l’assombrissiez à nouveau, la même chose se reproduirait. Si vous arriviez à vous débarrasser de l’élément plaisir, comment pourrions-nous... si on y pense bien, comment pourrions-nous arriver à ce que ça se fasse tout seul. Si elle pense chocolat au beau milieu d’une image aussi lumineuse, puis qu’automatiquement l’intensité pouvait... »

Le groupe : « Pourquoi pas un ancrage ? »

Richard : « Mais il s’agit déjà d’ancrage. Pour ma part, c’est là une vieille technique. Un vieux truc. Ce que nous sommes en train de faire ici est une forme d’ancrage, mais de façon plus méthodique. L’ancien système d’ancrage est très utile dans certains cas. Mais il s’agit ici de quelque chose de bien plus puissant. Cette image qu’elle a en elle est une ancre. C’est non seulement une ancre, mais c’est quelque chose dont vous pouvez régler l’intensité. Ce que nous aimerions arriver à faire c’est qu’elle puisse diminuer d’intensité toute seule, lorsqu’elle apparaît,. La meilleure façon d’y parvenir serait d’arriver à ce que quelque chose d’autre se produise. Alors ce que nous faisons dans ce cas, c’est de poser des questions : pourquoi ne pas manger du chocolat à tout le temps ? »

Eileen : « Ça me rendrait malade. »

Richard : « Tout à fait, ça vous rendrait malade. Mais y a-t-il une autre raison ? Pour quelle raison souhaiteriez-vous réduire cette jouissance, ce plaisir, cette attirance pour le chocolat ? Nous allons attendre quelques minutes... pour vous laisser trouver une bonne raison (Rires). »

Eileen : « Je n’aime pas tellement le goût du chocolat, mais j’aimerais pouvoir n’en manger qu’une certaine quantité seulement pendant un temps déterminé. »

Un participant : « Si vous en consommiez régulièrement, est-ce que cela serait moins attrayant ? »

Richard : « C’est vous qui en avez parlé. Est-ce que votre consommation de chocolat vous satisfait ? Ce n’est peut-être pas nécessairement quelque chose que vous devez changer dans votre vie ? Je n’ai pas envie de rompre une habitude agréable, vous savez. »

Eileen : « Ce qui ne plaît pas, c’est de voir apparaître cette envie irrésistible. Je peux décider de manger ou non du chocolat, mais je n’aime pas cette envie. Je finis par avoir l’impression de ne plus avoir le choix... cette envie m’envahit et s’empare de moi et là IL ME FAUT ABSOLUMENT DU CHOCOLAT !! »

Richard : « Et est-ce que vous allez vraiment en chercher ? »

Eileen : « Oui. »

Richard : « Donc, à ce moment, vous n’avez plus le choix ? »

Eileen : « C’est exactement ce que je veux dire. »

Richard : « Bien. Mais qu’est-ce qui ne vous convient pas dans cette situation ? C’est quand vous commencez à avoir ces sensations qui vous poussent à manger et que vous le faites ? »

Eileen : « C’est cette impression de ne plus pouvoir me contrôler. De ne plus pouvoir jouer un rôle actif dans ce que je fais ou ce que je ne fais pas. »

Richard : « Et est-ce que cela à des effets secondaires négatifs ? »

Eileen : « Je ne me sens plus du tout en position de contrôle. »

Richard : « Ah, nous parlons enfin affaires. »

Eileen : « Ça me fait mal au ventre. J’en mange trop. »

Richard : « D’accord. Je sens que nous avançons. Lorsque vous arrivez à vous contrôler, les effets secondaires sont positifs, votre peau est plus belle à voir, vous... »

Eileen : « Je n’ai plus mal au ventre. »

Richard : « Vous vous sentez mieux et vous vous sentez plus belle. Si vous avez une image de vous-même lorsque vous vous trouvez dans cet état et que vous vous dites » IL ME FAUT ABSOLUMENT DU CHOCOLAT « , est-ce qu’à ce moment même vous avez une image de vous telle que vous êtes quand vous arrivez à maîtriser la situation ? Autrement dit, ce que vous souhaitez, c’est arriver à dominer la situation. Et, d’après vous, si vous arriviez à le faire, quelles seraient les conséquences sur votre apparence et sur votre moral ? De toute évidence, il y a dès le départ quelque chose qui vous pousse. »

Eileen : « Et bien, je ne supporte pas de perdre le contrôle à cause du chocolat. »

Richard : « Pensez-vous que cela serait bon pour votre moral, votre apparence et votre façon de vous exprimer ? »

Eileen : « Oh oui, certainement. »

Richard : « Est-ce que vous avez une image de cela ? Est-ce que vous en avez une représentation ? Dans ce cas, augmentez la luminosité. Rendez-la plus lumineuse. Rendez-la encore plus lumineuse. Allez, encore un peu plus lumineuse. Est-ce que cela augmente l’impression agréable qui va avec ? »

Eileen : « (Extatique) Ah oui, vraiment. »

Richard : « Nous allons jouer à un petit jeu. Remarquez le bien, c’est quasiment scientifique. Ce que je voudrais, c’est que vous me suiviez, que vous preniez l’image du chocolat, la belle et lumineuse image de chocolat. Cette image si resplendissante de chocolat... mais pas tout de suite, je vous dirai quand... cette autre image se jette sur votre image du chocolat et l’a dévore ! ... Je voudrais que vous fassiez quelque chose comme ça, une expérience simplement. Je veux que vous preniez cette image... je ne sais pas du tout quelles sont vos images. Pour certaines personnes, elles sont carrées, pour d’autres ce sont des hexagrammes, mais peu importe, ce que je veux que vous fassiez c’est que, dans le coin de l’image, vous en placiez une autre, plus petite. Une espèce de petite image sombre qui correspond à la seconde, celle où vous êtes plus belle, où vous sentez mieux et plus en situation de contrôle. Rendez-la plus lumineuse. Ce que je veux que vous fassiez, c’est de rendre la première plus sombre et plus petite, et celle-ci plus brillante et plus grande. Je veux que vous rentriez en vous-même et que vous le fassiez cinq fois de façon mécanique et puis que vous arrêtiez tout. Ne revenez pas en arrière. Vous avez bien compris ? Autrement dit, ne revenez pas au point de départ. Arrêtez, ouvrez les yeux, puis sortez et puis rentrez-y à nouveau. Créez à nouveau cette image puis modifiez la de cette manière... »

Eileen : « Je commence avec une image, petite et sombre... »

Richard : « Oui, et vous pouvez choisir et tout ça... Avec une énorme image de ’désir de chocolat’. Puis, cette dernière s’assombrit et rétrécit alors que l’autre devient de plus en plus brillante, de plus en plus grande. Et puis, vous arrêtez tout. Je veux que vous le fassiez cinq fois de suite... Une fois... C’est ça. Très bien, à propos, pour ceux d’entre vous qui ont des blocs-notes... pour ceux d’entre vous qui sont en train d’apprendre à regarder les changements de couleur de peau, c’est maintenant que ça se passe. J’ai appris que si je m’adresse aux personnes au fond de la salle, les autres se retournent pour les regarder. Bien, ce que je veux que vous fassiez... cette fois-ci, je veux que vous rentriez en vous, que vous créiez cette image de chocolat et que vous attendiez de voir ce qu’elle devient, spontanément... »

Eileen : « Je n’en suis pas capable. »

Richard : « Bien sûr que si. Une belle image bien brillante, bien agréable de chocolat. Oh, allez-y, essayez, rien que pour moi. Allez, encore une fois, juste une. »

Eileen : « Je n’y arrive pas. De la boue, je ne vois que de la boue. »

Richard : « Oh, vous pouvez faire un petit effort. Allez, encore une fois, essayez. »

Eileen : « Je n’y arrive pas. De la boue, rien que de la boue. »

Richard : « Et quel effet cela vous fait-il d’être en train de vous débarrasser de votre compulsion ? (Sarcastique) On appelle ça le » travail de deuil ".
(Rires du groupe). « Eileen : » Et comment faites-vous ça avec les cigarettes ? « Richard : » Oh ça, ça ne marche pas avec les cigarettes. Voyez-vous, Eileen, vous allez gagner votre pari, n’est-ce pas ? Est-ce que vous en êtes bien consciente ? Vous vous souvenez, vous me l’avez demandé hier au déjeuner ? « Eileen : (En gloussant de rire) » Oh, ça... j’avais parié que... « Richard : » C’est pour cette raison que je vous ai dit que cela ne marcherait pas. Mais pourtant je suis prêt à parier quelques billets là-dessus, NE SOYEZ PAS STUPIDE. « Eileen : » Je ne fume pas, aussi je... Je ne crois pas que ça marcherait avec des cigarettes. Avec du chocolat, je peux. « Richard : » Quelle est la différence ? « Eileen : » Je ne peux pas sentir, je ne peux pas sentir le goût. « Richard : » Oui, mais ce n’est pas vous qui devez arrêter de fumer. « Eileen : » J’aimerais savoir quel effet ça fait. « Richard : » Vous n’avez pas besoin de sentir. Je ne sais pas à quoi ressemble votre dépendance. Vous savez ce que c’est qu’une dépendance. Cela vous permet de ressentir suffisamment (en fait peut-être même trop). "