L’alliance magique du mental et de l’intuition.

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Le Temps du Changement (2ème partie)

Prologue

Avant d’enseigner, avant d’apprendre, avant de savoir, commencez par faire quelque chose de plus. Enseigner, apprendre et savoir ne sont pas que de simples récapitulations mentales. Pour enseigner, installez de bonnes stratégies d’apprentissage. Pour que ça en vaille vraiment la peine, faites-en davantage. Vous pouvez induire chez les gens quelque chose d’encore plus fort, appelons ça l’espoir.

Construisez un espoir puissant pour les gens. Ne le construisez pas à partir d’une compréhension théorique, construisez l’espoir à partir d’une expérience. Créez cette expérience. La réalité est fondée sur des concepts. Créez cette expérience plusieurs fois de suite. La plupart du temps, les gens font l’inverse.

Il fut un temps où il n’y avait pas d’avion. Il fut un temps où il n’y avait pas de voiture. Il fut un temps, où il n’y avait pas de peigne, pas d’argent, pas de langage. Ce ne sont que les concepts qui les ont fait apparaître dans la réalité.

Partagez la réalité. Souvent, avec la PNL, les gens ont trop modifié leur histoire personnelle. Cela devient très vite inutile. J’appelle cette forme d’apprentissage de la schizophrénie et ce sont les schizophrènes qui ont les pires logements et la plus mauvaise alimentation. Grâce à une réalité partagée, les choses prennent de la valeur.

Non seulement vous pouvez élaborer des concepts et construire une réalité à partir de ceux-ci, mais vous pouvez le faire de manière écologique et méthodique. Ceci s’applique aussi aux techniques d’hypnose et de PNL. Ça s’applique à toute technique qui repose sur des concepts.

Prenez, par exemple, les équations mathématiques. Certains peuvent construire des équations sans aucun intérêt. Leur but, c’est de construire des équations pour que le pont ne s’écroule pas, surtout s’il y a des voitures qui passent dessus.

Nombreux furent les ponts qui ne résistèrent pas. Le postulat : « Quelque chose ne va pas » ne marche même pas en médecine. Cependant, on essaie toujours de construire à partir de ce postulat. Presque toute la médecine repose là-dessus.

En psychologie, on essaie toujours de construire à partir d’un modèle appelé statistiques normatives. C’est ce qui vous permet de dire « Parfois ça marche, parfois non ». Cela ne vous permet pas de savoir comment ça marche, ni sur quelle base cela repose. Vous avez besoin d’autres données et d’autres modèles, ne serait-ce que pour créer une technique.

Créez de l’espoir. Çà en vaut la peine. Les gens créent des concepts qui façonneront la réalité. Ces idées peuvent devenir une réalité à partager.

Vous avez peut-être envie de croire que vous êtes la seule personne compétente. Tout le monde pense le contraire. Vous pouvez vous en convaincre. Ceci vous rendra convaincant. Après vous pourrez faire de la chirurgie, de la PNL ou conduire un bus. On vous laissera peut-être faire. Avec un peu de chance, on vous arrêtera avant la catastrophe.

Allez à Londres. On vous dit que le bon côté de la route est du mauvais côté. On peut discuter de questions philosophiques. Mais à Londres ou en Amérique, vous conduisez du même côté de la route que les autres -sinon c’est la collision assurée.

Vous voulez devenir compétent dans tous les domaines. Ça ne veut pas dire devenir phobique au point de trembler dans ses chaussures avec une tension artérielle à crever le plafond, en affirmant : « Ce n’est pas de la peur ». Le but est d’arriver à rester calme et attentif, et de garder sa droite et de traverser le pont qui est toujours debout.

Demandez-vous : « Est-ce que je peux faire plus ? ». Pour cela nous devons être capables d’abandonner notre système de croyance. Mettez-le de côté.

Faites une distinction entre croyances et convictions religieuses. Nous ne parlons pas de religion ni de la croyance en Dieu. Ces choses-là sont vraiment très personnelles.

Nous parlons des croyances de base qui concernent les capacités humaines. Voici la seule vérité à ce propos : Personne n’en sait rien.

Je trouve extraordinaire que lorsqu’on se coupe un doigt, il cicatrise tout seul. Comment ça marche ? En plus, le corps sait quand c’est terminé. Il n’y a pas de deuxième doigt qui pousse. Quelque chose doit dire aux cellules : « Arrêtez-vous ! ». et cela ne met pas en oeuvre de fonction cérébrale particulière. Les médecins et les biologistes ne savent même pas comment s’arrête la cicatrisation.

La science ne peut pas tout expliquer. Mon sentiment est qu’il y a beaucoup de choses que la science ne soupçonne même pas. Elle ne prend pas en compte l’acupuncture ni la médecine traditionnelle chinoise, indienne ou autre. Face à ce qu’ils ne voient pas, ne savent pas et ne peuvent expliquer, les scientifiques disent : « Quand vous m’aurez montré comment ça marche, j’y croirai ». Et pourtant, ils croient en des choses si stupides qu’ils ne peuvent les démontrer à personne.

Nous ne savons pas comment fonctionne l’électricité, nous ne savons pas comment fonctionnent les aimants. Il y a une chose que je peux vous garantir : les psychologues ne savent pas comment fonctionnent les gens.

Prenez un schizophrène ou un physicien des plus réputés au monde ou quelqu’un qui pense être le meilleur PNListe qui soit. Ce qu’ils ne peuvent pas faire repose sur ce qu’ils ne connaissent pas.

Il n’y a qu’une seule discipline pour laquelle on ait pu dire, pendant un temps : « Nous savons tout ». C’était en optique. Il fut un temps où, après avoir expliqué les arcs-en-ciel, la plupart des opticiens disaient : « Oui, nous avons tout compris. Nous savons tout ce qu’il y a à savoir dans notre discipline ». C’était tellement faux que c’en était risible. Quelqu’un inventa des lentilles dont le concept n’était plus basé sur la géométrie conventionnelle. Subitement, des gens qui avaient une vue très faible pouvaient voir, se déplacer et même se raser. La seule chose qu’ils ne pouvaient pas faire, c’était lire. Lasers, fibres optiques, et bien d’autres inventions encore sont apparues depuis.

Maintenant, ils savent qu’ils ne savent pas. Il s’est passé beaucoup de choses depuis. Et ça continue. Tenez-en compte.

Vous pouvez être sûr(e) et certain(e) que nous ne savons rien. Nous ne pouvons connaître la vérité ultime. Nous pouvons bâtir et adopter des croyances plus fonctionnelles.

Nous pouvons bâtir des croyances, surtout avec l’hypnose. Beaucoup de gens pensent qu’ils ne peuvent pas entrer en transe. En réalité, ils ne savent même pas ce que c’est, ils ont intégré une suggestion post-hypnotique. Un événement leur a fait croire qu’ils ne pouvaient pas.

Nous avons les croyances que nos parents nous transmettent, que les thérapeutes nous transmettent, que les défaitistes nous transmettent ou qui ont surgi lorsque nous avons glissé sur une peau de banane. Nous pouvons aussi entrer en transe et nous bâtir une suggestion. Il n’y a pas de différence.

Commencez en disant, en pensant : « Tu vas le faire facilement et rapidement ». Que chaque cellule de votre neurologie soit d’accord. Vous devez y croire. C’est comme ça que vous vous donnez le feu vert.

Si vous n’y croyez pas, il n’y aura qu’une partie de vous qui entrera dans la danse. Vous n’aurez pas de congruence. Et si vous ne développez pas la congruence, vous devrez suivre une thérapie pour le restant de vos jours. Ce sera votre punition. C’est ça ou devenir prof d’université pour en débattre jusqu’à la fin de vos jours.

La méthodologie présentée ici se contente de rendre la transformation quasi instantanée. Ce n’est pas tout à fait vrai. Cela le sera sans doute à certains moments parce que cela a déjà marché comme ça pour beaucoup de gens.

De nombreux « sujets non-hypnotisables » sont venus me voir. En leur faisant faire ce qu’il fallait pour qu’ils y croient, ils se sont mis tout d’un coup à entrer en transe. C’est en réalité parce qu’ils le font déjà. En termes techniques, ils arrêtent de tourner en rond. Ils vont droit au but.

Créez des expériences qui en valent la peine, et partagez-les.

Richard BANDLER