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Au Coeur de l’Esprit (1ère partie)

Quelques semaines après la naissance de notre premier enfant, je commençai à avoir des douleurs au sein gauche. Tout d’abord, je ne me suis pas du tout inquiétée, pensant que cette petite protubérance douloureuse s’en irait d’ellemême. Mais tel ne fut pas le cas ; bientôt les douleurs s’accentuèrent et une tâche rouge apparut. Puis la fièvre monta très vite. Je consultai un médecin. Celuici diagnostiqua une infection et me prescrivit des antibiotiques. En l’espace de vingt quatre heures, la fièvre disparut et la grosseur au sein en fit autant quelques jours plus tard.

Durant les années qui suivirent, ce scénario se renouvela très souvent. J’ai allaité notre premier enfant pendant seize mois et, régulièrement, cette grosseur au sein a reparu, avec cette tâche rouge sur la peau suivie d’une forte fièvre et d’un traitement d’antibiotiques. Je n’aimais pas prendre des antibiotiques car, dans la mesure du possible, j’essaye d’éviter les médicaments, pourtant, dans ce cas-là, c’était nécessaire. Chaque fois que survenait une infection, la même séquence se reproduisait. Je connaissais et identifiais très facilement les premiers signes annonciateurs de l’infection ; aussitôt, je m’allongeais et je me mettais des compresses chaudes, « espérant » que mon corps saurait se guérir par lui-même, afin de ne pas avoir recours une nouvelle fois aux antibiotiques.

J’essayais d’appliquer la « pensée positive » pour encourager mon corps à se guérir. Mais, chaque fois, les symptômes s’aggravaient ; je tenais quelques jours, espérant toujours que ma fièvre diminuerait d’elle-même, persévérant avec les compresses et les boissons chaudes. Mais, lorsque la fièvre persistait trop longtemps avec des températures très élevées, je m’inquiétais sérieusement et consultais un médecin dont la prescription s’avérait toujours efficace.

J’ai, alors, découvert que, dans ma famille, les femmes avaient un passé pathologique d’infection des seins. Un certain nombre de facteurs physiologiques semble fragiliser certaines femmes. Néanmoins, je voulais retrouver une meilleure santé et, surtout, être capable de me guérir moi-même. Car chaque fois que j’avais un traitement d’antibiotiques pendant dix jours, notre bébé avait une digestion plus difficile et ses selles étaient suspectes. Les antibiotiques qu’il recevait à travers mon lait avaient des effets beaucoup plus forts sur son corps fragile. D’après les différentes recherches sur l’excès d’antibiotiques, j’étais convaincue que ce traitement administré aussi régulièrement était néfaste pour l’enfant.

A la naissance de notre deuxième enfant, la même expérience se reproduisit. C’était même pire puisque je prenais des antibiotiques encore plus souvent. Lorsque je regardai mon agenda personnel, je fus horrifiée de constater que j’en avais pris pratiquement tous les jours. Je voulais à tout prix trouver le moyen de guérir de cette infection sans avoir à faire appel aux médicaments ; j’ai donc essayé toutes les techniques de P.N.L. que je connaissais. Alitée et souffrante, j’ai essayé sans succès, hélas, de nombreuses méthodes décrites dans ce livre.

Nouvelle découverte.

Finalement, tandis que les symptômes familiers s’étaient manifestés à nouveau et que j’étais au lit « espérant » guérir comme d’habitude, j’expérimentai quelque chose d’autre. Ce que j’expérimentai, ce jour-là, a, depuis, aidé de nombreuses personnes à recouvrer leur santé très rapidement.

Tout d’abord, je me suis posé la question suivante : « Comment est-ce que j’envisage ce qui va m’arriver ? » Je savais que j’espérais guérir sans avoir besoin de médicaments, mais qu’est-ce que j’imaginais réellement par cette idée de guérison ? Je me voyais, au lit, malade. C’était une image fixe, en noir et blanc, mais le photographe l’avait légèrement grisée. Je la voyais sur ma gauche. « Rien d’étonnant ! Voilà pourquoi je n’ai pas réussi à me sentir mieux. » Même si, consciemment, je désirais très fort guérir, inconsciemment, je me voyais malade.

Puis, je continuai : « Dans quel cas est-ce que je sais que mon corps va se guérir automatiquement ? Dans quelles circonstances est-ce que je peux compter sur mon corps pour se guérir seul sans que j’intervienne ? » J’imaginai tout d’abord une légère écorchure ou une coupure. Si j’ai une coupure, je sais que la blessure va guérir d’elle-même au bout de quelques jours. Pour un rhume ou une grippe, plus proches de l’infection au sein, puisqu’ils affectent le corps entier plus qu’une coupure ou une écorchure, je sais ce qui me permet de guérir : me reposer et laisser mon corps faire le travail tout seul.

Utiliser ma capacité naturelle à guérir.

Lorsque je me visualisais en train de guérir d’un rhume, je me voyais dans un film, sur ma droite. Tout d’abord, je me voyais alitée et, petit à petit, je reprenais des forces et je retrouvais la santé. Le film défilait en accéléré, aussi, dans mon esprit, je me voyais souffrante au lit, puis en l’espace de quelques secondes, sur pied en pleine santé.

J’étais intriguée de savoir ce qui se passerait si je pensais à mon infection comme je pensais « au rhume ». Nous avions déjà travaillé avec de nombreuses autres méthodes de P.N.L. mettant en oeuvre les codages du cerveau en matière de croyances (voir chapitre 3). Je pris la diapositive où je visualisais ma maladie, je la déplaçai à l’endroit où se situait le film dans lequel je me voyais guérir automatiquement du rhume et je construisis un film similaire où je me voyais en train de guérir de mon infection. La reproduction était identique : la même taille, les mêmes couleurs, la même rapidité des mouvements et le même emplacement. En procédant à cet exercice, mon corps en ressentit immédiatement les effets. Certes, je n’étais pas encore au mieux de ma forme, mais j’avais le sentiment que je guérirais bientôt.

Afin de bien ancrer le changement, je construisis un autre exemple dans lequel je guérissais d’un autre cas d’infection au sein et je le plaçai dans mon passé. Je construisis le film exactement comme les autres expériences de mon passé et je l’inscrivis sur ma ligne du passé. Dès lors, je me sentis beaucoup mieux. J’avais la sensation très nette que je pourrais me guérir sans médicaments. Même si je savais que cette expérience était façonnée de toutes pièces, mon corps la ressentait comme réelle. « Puisque je l’avais déjà fait, je serais capable de le refaire. »

Je continuai à m’appliquer des compresses chaudes et j’observai ce qui se produisait. La température redevint normale, sans atteindre les pics précédents. La grosseur sur le sein et la tâche rouge disparurent progressivement le lendemain et le surlendemain. J’étais ravie de ne pas avoir besoin d’antibiotiques !

Suite à cette expérience, je n’ai plus jamais eu besoin d’y recourir pour les infections de ce type, ni pendant la durée totale de l’allaitement de mon deuxième enfant, ni du troisième. Le schéma de ces infections était tellement évident, répétitif et régulier, que je pouvais constater, sans aucune hésitation, que quelque chose avait réellement changé. C’était comme si mon corps savait maintenant comment remédier immédiatement à ces infections, pratiquement même avant leur apparition. A partir de cette datelà, même les symptômes préliminaires de l’infection se sont estompés très rapidement. Pendant les deux années et demie qui suivirent, durant lesquelles j’ai allaité, les symptômes ne sont apparus que deux fois et disparurent sans provoquer de fièvre. Une seule fois, pendant les vacances, j’ai eu une forte fièvre. J’avais des antibiotiques avec moi au cas où j’en aurais eu besoin. Mais la fièvre est redescendue très vite. C’était un changement vraiement appréciable, comparativement aux expériences précédentes. Les choses avaient réellement changé et le schéma qui avait entraîné ces infections répétitives s’était transformé.

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