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Témoignage / Thérapie / Tempérance

Témoignage, Thérapie, Tempérance, les 3T, pour un changement en douceur, un ménage de printemps créateur d’harmonie intérieure.

Prendre la décision de faire une thérapie est un acte peu banal. Et pourtant. Il y a tellement de tabous autour de ce mot « thérapie ».
Tellement d’inconnu et tellement de fausses idées. Des idées déformées, par la peur et le doute, que va-t’on trouver derrière ? Pourtant, partir à la rencontre de soi est un grand moment.
« C’est curieux comme on fait confiance à un garagiste si un grain de sable se met dans notre moteur et comme on tergiverse pour aller voir un spécialiste des questions psychologiques quand on tourne en rond dans sa tête. Pourtant ces gens là sont formés, experts, et distanciés par rapport à nous et à notre marécage ». J’ai emprunté ce passage à Odile LAMOURERE, auteur de « Célibataire aujourd’hui ».En tant que psy, passionnée de PNL, je trouvais que les thérapies étaient très utiles pour ceux qui en avaient besoin ! Et oui. C’est sûrement très bien... pour les autres. C’est tout à fait différent quand il s’agit de soi. La décision vient de l’intérieur, et elle est venue, pour moi, après le constat penaud que je n’arrivais pas à résoudre un problème. Ou plutôt le même problème qui se répétait pour la troisième fois. En faisant le bilan de ma vie, de mon parcours, je me suis dit qu’il était temps d’agir, de « m’occuper vraiment de moi ». Et c’est ce que j’ai fait pour arrêter de me jouer le refrain « boulot-dodo-solo » à trente-trois ans.
C’est pas faute d’avoir fait un maximum d’introspection. Pensez-donc à trente-trois ans, on a eu le temps de se poser des questions : « Et pourquoi je suis toujours seule ? Et pourquoi je retombe toujours dans le même panneau ? Et pourquoi je n’y arrive pas ? » Autant dire que ces questions ne mènent nulle part.

Et puis, un jour, j’ai décidé de faire quelque chose. De me faire aider, en thérapie.
Le choix des outils a été facile : de la PNL sinon rien ! Chercher des coordonnées de praticiens en PNL, prendre des renseignements, et hop ! Premier contact au téléphone. Pas facile de parler de son problème, finalement. La formule est tout à fait ce qui me convenait : trois jours à « LA TEMPÉRANCE » sur la colline des « 7 Sommets » dans un gîte paisible. Trois jours pour soi et rien que pour soi. Trois jours en individuel, comme une retraite, comme un espace-temps à part, une parenthèse, un moment privilégié.

Et puis après la décision, la rencontre, vient la date, le jour, le début. Une rencontre autour d’une tasse de thé et une conversation de bienvenue avec Elisabeth et c’est parti.

  • Qu’attends-tu de ce séjour ? Quels sont tes objectifs ?...
  • Je suis là pour arrêter de traîner mes casseroles aux pieds et parce que j’ai décidé de faire quelque chose pour changer.
  • Quelles casseroles... Oui, et concrètement ?

Des questions bien connues en PNL, résonnent en moi et me guident doucement vers mes réponses. Beaucoup de mots, de rêves, de paroles échangées. Des mots pour nettoyer, pour tourner le dos au passé et des mots pour construire l’avenir, pour réconcilier toutes ces parties (avec leurs sacrées « intentions positives... ») et les faire fonctionner ensemble. Elisabeth est là qui veille et garde le cap des objectifs fixés au départ : « Et maintenant, où en es-tu de tes objectifs ? ».

Et puis en bon ordre et en vrac, voilà tout ce que la thérapie m’a apporté :
Fermer les portes du passé. Lâcher une mission endossée du passé : arrêter de réparer une histoire familiale.
Terminer les histoires inachevées. Réparer les errances du passé. Prendre conscience de mes conflits intérieurs. Beaucoup de parties en moi, comme autant de personnages qui revendiquaient leur part de gâteau, qui ont dit leurs peurs, leurs doutes, leurs questions et leurs « intentions positives ».
Explorer son histoire différemment. Des « recadrages » et des nouvelles façons de voir comme « s’engager permet d’être libre » ou bien « s’autoriser à être heureux en famille ».
Se retourner et voir. Se retrouver avec soi-même.
Dérouler les noeuds. Écouter les messages de l’intérieur. Faire des liens. Faire un check-up complet. Des mises à jour de mon histoire inconsciente avec des prises de conscience qui ressemblent à une clé, une que j’avais cherchée dans autant d’histoires vouées à l’échec, pour chercher des limites que je n’avais pas construites « au bon moment ». J’ai aussi pris conscience de ma force intérieure, de cette partie de moi qui me veut du bien et qui m’a permis de dire non à des histoires mauvaises pour moi. Faire le tri entre ce qui m’appartient et ce qui appartient à l’autre. Prendre conscience de mes besoins dans une relation. Prendre conscience des « rôles » joués dans une relation, ceux qui sont constructifs et ceux qui conduisent directement dans une impasse. Identifier toutes les conséquences négatives d’une histoire avec un homme marié.
Se laisser guider. Se faire aider. Se dire. Se faire dire. M’accepter comme une personne aimable.
Cheminer vers ses objectifs. Préparer le chemin. Admettre que l’homme idéal n’existe pas, qu’il sera avec ses imperfections et ses qualités, tout comme moi. Clarifier mes idées. Prendre conscience de mes véritables besoins pour pouvoir les satisfaire. Clarifier ce que va m’apporter une relation de couple.
Imaginer autant de nouveaux comportements pour changer mes attitudes et mes habitudes, pour aller vers mon objectif. Prendre conscience de mes ressources. Imaginer le futur.

Trois mois après, je suis contente d’avoir fait cette démarche. Si je devais partager la sensation que l’on a après une thérapie : d’abord une forte harmonie intérieure, je me sens « alignée ». J’ai bien mon objectif en tête : celui de construire une relation avec un homme libre, et j’ai cheminé doucement pour bien faire le deuil de mes histoires passées. Aujourd’hui je suis OK avec mon histoire et je me tourne vers l’avenir de façon sereine.
J’ai pu clarifier mes attitudes du passé avec les personnes du passé, pour être OK aujourd’hui et garder le cap de mon objectif. C’est bien mon objectif et je vis différemment mon « statut de célibataire », non plus comme une tare, ou le stigmate d’un passé mal digéré, mais comme une liberté formidable qui me laisse tous les possibles ouverts. Je suis plus présente émotionnellement avec mes amis et à ce que je fais, à ce que je suis, j’assume mes choix.

Et si, dans la torpeur du quotidien, les erreurs du passé me rattrapent et me narguent, je sors un moyen nouveau : j’imagine le pire des cauchemars fabriqué à partir de bouts de mon histoire et j’amplifie tous les détails pour que ce soit suffisamment horrible et que ça me dissuade vraiment d’être tentée.
« Le chemin de l’amour est celui du risque et non celui de la sécurité. Il ne s’apprend nulle part, il se trouve en nous. Partons à la recherche de nos forces, aimer la vie qui se construit, s’estimer soi-même, regarder l’autre avec le désir de le voir heureux aussi ».
Je me suis accordée du temps pour faire le tri de mes misères avant de poser les valises, pour qu’après les erreurs et les maladresses, viennent la cohérence, le discernement, l’aptitude à construire une relation solide. « Aimer signifie : avoir confiance (en soi et en l’autre) ; éprouver une attirance physique pour son partenaire, le désirer, partager avec lui les plaisirs ; être ouvert à l’autre et prêt à lui donner autant qu’il reçoit ; accepter ses différences, avoir envie qu’il soit heureux. »

Muriel.


Témoignage paru dans le bulletin N°36 de LA TEMPERANCE.