L’alliance magique du mental et de l’intuition.

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« J’avais peur de réussir »

Ce stage de trois jours a été pour moi une grande découverte ! D’abord, j’ai pu consolider certains acquis réalisés durant un long processus (six ans) d’auto-diagnostic. Ensuite, cela a été l’occasion de me familiariser avec de nouveaux outils.

Justement c’est cela qui me manquait : des moyens pratiques pour passer à l’action et changer ma vie ou plutôt retrouver le véritable sens de ma vie.

Avec Elisabeth, on a travaillé ensemble sur le changement de ma représentation des choses, car c’est cela qui m’empêchait d’aller de l’avant et de réaliser mes objectifs. Grâce à la PNL, j’ai pu réaliser comment, à travers certaines conceptions et schémas mentaux, je m’étais enfoncé dans un cercle vicieux d’auto-sabotage.

Ainsi, à ma grande surprise j’ai découvert que j’avais peur de réussir et donc de m’affirmer, car je m’étais fixé sur l’idée que le fait de réussir, va blesser les autres et que je risque donc d’être rejeté en dehors du groupe.
Par conséquent, je me trouvais toujours des prétextes (fatigue, manque de temps, etc.), et je faisais tout (inconsciemment) pour faire les choses à la dernière minute. Comme ça, si j’échouais ou si je faisais une mauvaise prestation, eh bien, c’était parce que je n’avais pas assez préparé. Ceci est un exemple révélateur de ma vie qui était pleine de frustrations.

A l’intérieur de moi, il y avait une partie qui aspirait au succès : cela répondait, chez moi, à un grand besoin de reconnaissance par les autres ; et une autre partie qui avait peur du changement qu’engendrerait une telle réussite : c’était la crainte d’être rejeté et de ne pas être aimé.

D’ailleurs, j’ai découvert que ma stratégie mentale était la recherche d’être aimé. Partant de là, j’ai pu réaliser que c’est mon moteur de vie. Prenant conscience de cela, et faisant le constat que pour changer, il ne sert à rien d’attaquer de front les émotions ; au contraire il faut coopérer avec elles et en faire de bonnes alliées. Donc, j’ai commencé à adopter cette stratégie mentale. C’est-à-dire au lieu de chercher l’approbation des autres personnes, j’ai décidé de rechercher celle de Dieu (tel que je le conçois, en mettant en application mes valeurs religieuses), et à travers l’estime de Dieu, je peux avoir l’estime de tous les autres. Cela m’a permis de définir de nouveaux objectifs.

« Le grand apport de cette thérapie à ma quête personnelle »

Le grand apport de cette thérapie à ma quête personnelle c’est qu’elle a agrandi mon espoir. Moi, qui lassé par un cercle vicieux de frustrations, ne voyait plus le bout du tunnel. Désormais, j’ai réalisé que c’est moi qui détient les clefs de mon salut, de mon émancipation par rapport à mes démons intérieurs. Auparavant, j’attendais toujours un miracle pour m’en sortir. En fait, j’ai compris que le miracle se trouve au fond de moi-même. Je commence à me comporter de façon positive et à résister aux schémas limitants.
Une chose est sûre c’est que pour être aimé par les autres, il faut s’aimer d’abord. Car si je ne m’aime pas, je projetterai ma propre haine (peur...) sur les autres et forcément ils vont me fuir, ou réagir de façon négative envers moi. Un premier pas vers l’amour de soi était de m’accepter tel que je suis avec mes qualités et mes défauts. Avant ma thérapie, je n’arrivais pas à m’accepter tel que j’étais. Malgré une apparence calme et joviale, au fond de moi-même, j’étais une personne soucieuse et tourmentée. Je cachais ma sensibilité et ma souffrance intérieure sous un masque d’insouciance.

Grâce à la PNL, je me suis rendu compte que mon malaise venait de mon incapacité à assumer ma différence par rapport aux autres, car j’avais peut d’être rejeté. Ainsi, je m’alignais toujours sur le goût des autres, je m’identifiais à eux en agissant suivant leurs attentes et j’évitais tout conflit avec eux. Pour retrouver ma paix et ma joie intérieures, j’ai réalisé, d’une part, qu’il fallait que j’accepte ma propre différence même si les autres ne le font pas, et d’autre part, que je devais apprécier dorénavant ma vie suivant mes propres valeurs et non en fonction de celles des autres et accepter toutes les conséquences découlant de ce choix.

Par ailleurs, je me suis rendu à l’évidence que je représente un « prototype » (type « 6 » dans l’Enneagramme), différent et en raison de cela, il faut que je m’accepte pour rendre hommage à mon créateur.
Cela dit, chacun à son propre chemin, et la quête d’épanouissement personnel transcende un long chemin. Pour faire chaque pas, il faut du courage, de la patience et de la confiance dans le futur. Ayant déjà franchi quelques pas, la thérapie m’a donné l’espoir pour en faire d’autres sur mon propre chemin...
Merci Elisabeth.
Hicham.


Témoignage paru dans le N°42 de la TEMPÉRANCE