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J’ai trouvé « ma » foi

La campagne défile devant moi depuis plusieurs heures, et mon esprit vagabonde. Je suis en route pour « La Tempérance ». J’ai découvert ce centre en cherchant un bouquin conseillé par mon prof de PNL pendant le stage « Praticien ». Le site Web m’a bien plu, la revue m’a semblé correspondre aux valeurs qui m’animent, j’y ai ressenti de l’écoute, de l’humilité, en un mot, de l’humain, et c’est ce que je cherche.

Je m’appelle Guy, j’aurai cinquante ans à la fin de cette année 2001. Je suis marié depuis trente-et-un ans avec la femme de ma vie et j’ai deux filles que j’ai adoptées, l’une a neuf ans et l’autre douze ans.
Après vingt-quatre ans de salariat grâce à dix-huit « patrons », je suis consultant en entreprise depuis 1996, gérant de ma structure (qui compte deux personnes, mon associé et moi).

Tout en restant attentif à la route, je sens que mon esprit est au travail et qu’il se prépare à ces trois jours de mise au point. J’ai déjà envoyé une première réflexion à Elisabeth pour qu’elle se fasse une première idée du bonhomme et du thème.

Je revis toutes ces années de difficultés, de recherche, d’incompréhension.
Ma relation plus que difficile depuis toujours avec mon père.
Celle, pas plus facile avec mon maître spirituel que j’ai suivi pendant vingt ans et avec qui j’ai rompu les relations depuis deux ans.
Ce travail actuel de consultant, dont je sens qu’il me convient, mais que j’ai tant de difficulté à assumer sur le plan commercial.
Ma famille, que j’ai du mal à assumer au travers de tous ces « mal de vivre ».
Le tabac, dont je me suis débarrassé depuis quelques mois mais dont je sens qu’il n’est pas loin.
Les excès de toutes sortes (nourriture, alcool, manque de sommeil) dont j’ai la certitude qu’ils raccourcissent ma vie, mais pour lesquels je ne trouve pas de ressource pour y changer quelque chose.
L’émotion en générale, envahissante, incontrôlable qui me fait sentir les larmes monter alors que je suis en public et que ce n’est pas le moment de s’effondrer.
Une sorte d’asphyxie permanente qui me fait me demander si, demain, je trouverai encore assez d’air pour respirer
Un problème de santé avec la question (en suspens) de savoir si je me fais opérer ou non

Je me dis que face, à cet écheveau, Elisabeth va s’amuser.
Je suis confiant, parce que, pendant mes deux années d’apprentissage de la PNL, j’ai pu à la fois me rendre compte par l’expérience que mon passé est « léger » par rapport à celui d’autres personnes rencontrées et d’autre part, que la PNL est un outil fantastique pour aider la personne à solutionner ses problèmes. Depuis plusieurs mois, je fais partie d’un groupe de travail de trois personnes, que nous avons créé après la formation de technicien PNL, pour faire un travail de fond et un travail suivi pour chacun de nous. Notre inexpérience ne nous permet pas encore de nous « attaquer » à des situations trop complexes.

Enfin, je sens depuis plusieurs semaines que je suis tout prêt de changer de niveau de compréhension, un peu comme si j’avais une marche à monter pour voir plus loin, mais que je ne trouvais pas le point d’équilibre sur une jambe qui me permette de lever l’autre pour atteindre cette fameuse marche.
Le premier contact est assez neutre, Elisabeth est sobre dans sa communication. La première soirée à la Tempérance est consacrée à l’installation, au gîte, à une balade à pied dans les environs immédiats et à un dîner au village.
Le travail commence le lendemain matin et se poursuit pendant trois jours, de 9h à 17h, avec pauses courtes le matin et l’après-midi, plus deux heures pour le déjeuner.

Le travail est si dense que je ne vois pas le temps passer. Les questions sont précises, claires.
Dès la première matinée, l’éventail des objectifs à atteindre dans ces trois jours se dessine. C’est peut-être bête à dire (ou à écrire), mais déjà, le fait d’avoir fixé des objectifs cohérents éclaircit un peu l’horizon.

Elisabeth n’est pas du genre à bavarder inutilement ou à dériver. Je me sens guidé avec beaucoup de douceur et de gentillesse sur des chemins que je n’ai pas l’habitude d’emprunter. Par-ci, par-là, un petit recadrage qui n’a l’air de rien, mais dont je me rends compte aujourd’hui qu’il change beaucoup de choses. (Par exemple, elle me fait prendre conscience que, dans beaucoup de cas, une chose n’en exclut pas forcément une autre, bien au contraire, la cohabitation de ces deux choses crée la richesse).

A la fin de chaque journée, je suis bien fatigué et content du travail effectué. Un point en commun permet de voir le chemin parcouru par rapport aux objectifs fixés. Elisabeth me donne des « devoirs » à faire pour le lendemain. Je préfère me lever plus tôt pour faire ces travaux après une nuit de décantation. Effectivement, le matin, les idées se construisent et me permettent d’avancer dans ma réflexion.
La planification des objectifs faite au départ a été bien faite puisque nous avons juste le temps de tout traiter avant mon départ.

Les pauses ont favorisé l’échange sur d’autre sujets que ceux traités pendant la thérapie et dans un autre cadre. Cela me permet d’apprécier la personnalité d’Elisabeth et de Bernard et me décide à venir faire ma troisième étape PNL avec eux en 2002.

Je reprends le chemin de retour et durant mes quelques quatre cent Km, je repense à ces trois jours qui m’ont semblé se passer dans un rêve et je me sens bien.

Six mois ont passé et en repensant à mes trois jours à la Tempérance, j’ai l’impression que c’était il y a des années, tant ma vie a changé depuis. Évidemment, on peut me reconnaître dans la rue, mais dedans, presque tout a changé. Certains aspects sont méconnaissables et je les sens acquis. D’autres aspects sont encore en cours de mutation et de transformation et je sais que d’autres choses bougeront encore. Je crois pouvoir dire qu’il s’est passé en trois jours plus de changements que pendant les dix années qui ont précédé.
Le monde, lui, n’a pas changé. Il y a toujours des matins ou je me réveille en moins bonne forme que d’autres. Ma manière d’appréhender le monde a changé. J’ai le sentiment d’avoir franchi la marche, qui me fait voir un peu plus loin qu’avant et surtout me fait découvrir qu’il y en a une autre en préparation.
Mon écheveau était bien un écheveau fait d’un seul et même fil, mais tellement emmêlé qu’il semblait en avoir plusieurs.
Aujourd’hui encore, je tire sur le fil et je découvre de nouvelles opportunités de changements et d’améliorations.
J’ai la conviction que, sans bruit et sans éclats, Elisabeth, jour après jour, au travers de cette relation d’aide, apporte sa contribution au bien-être de la planète et je l’en remercie.

Si aujourd’hui, je fais concrètement un point sur les différents sujets traités à La Tempérance, le bilan est très positif :

  • Ma relation avec mon père : quelques semaines après mon séjour de thérapie, j’étais encore au volant de ma voiture, et, soudain, j’ai vu devant moi, dans une image extrêmement claire, le visage de mon père, comme je ne l’avais jamais vu. De dur et autoritaire, sans sentiment apparent, il était devenu toute douceur, et j’avais devant moi l’image du père que j’avais toujours rêvé d’avoir. Dès que je l’ai eu au téléphone, c’est à ce nouveau père que j’ai parlé, et c’est ce nouveau père qui m’a répondu. Depuis, nous discutons longuement au téléphone, comme s’il n’y avait jamais eu aucune difficulté entre nous.
  • Ma relation avec mon maître spirituel : un échange de courrier m’a permis de reprendre contact avec lui. J’ai enfin compris qu’il avait bien joué le rôle de père dans ma vie. Je lui en garde une reconnaissance infinie. Je suis maintenant le chemin qu’il m’a montré, avec mes propres ressentis et je me sens en équilibre.
  • L’aspect commercial de mon travail de consultant : étant donné que je suis devenu « adulte », ma vision du monde est très différente. La plupart des choses qui m’effrayaient, comme par exemple les clients, me paraissent aujourd’hui des éléments du jeu de la vie avec lesquels je prends plaisir à vivre. Ma relation commerciale en est enrichie et elle se déroule dans un climat très serein.
  • Le tabac : j’ai le sentiment que le monde dans lequel je vis ne connaît pas le tabac et c’est comme si je n’avais jamais fumé.
  • Les excès de toutes sortes (nourriture, alcool, manque de sommeil) dont j’avais la certitude qu’ils raccourcissaient ma vie, mais pour lesquels je ne trouvais pas de ressources pour y changer quelque chose. Pendant mon séjour à La Tempérance, j’ai décidé de cesser de boire de l’alcool. Je n’ai aucune difficulté à maintenir cette décision et ma santé s’en trouve améliorée.
  • L’émotion en général, envahissante, incontrôlable qui me faisait sentir les larmes monter alors que j’étais en public et que ce n’était pas le moment de s’effondrer. Depuis six mois, je ne refuse plus mes émotions. Cela me donne la possibilité de composer avec elles. Il ne s’agit plus de lutter contre l’émotion mais de l’utiliser au mieux. Une sorte d’asphyxie permanente qui me faisait me demander si, demain, je trouverais encore assez d’air pour respirer. J’ai pris conscience que la respiration est un des piliers de la vie comme l’eau et la nourriture. Je fais régulièrement des exercices de respiration pour l’améliorer.
  • Un problème de santé avec la question (en suspens) de savoir si je me fais opérer ou non : tout ce travail de clarification m’a aidé à répondre à la question de santé. La réponse est « non » pour l’opération (avec l’assentiment du médecin) tant qu’un élément nouveau ne vient pas remettre en question ce choix.

Mais en plus, j’ai trouvé « ma » foi, qui n’est pas celle décrite dans les livres religieux, mais dont je sens qu’elle anime ma vie.
Je suis maintenant en train de prendre mon poids en main et j’ai pour objectif de perdre mon excédent dans les trois mois en changeant d’habitudes alimentaires.
Un travail intense sur une modification de ma « ligne du temps » m’a permis de voir clair en mon avenir et de me fixer des objectifs précis...
J’ai notamment un projet dans le domaine du développement personnel qui verra le jour dans un an, deux ans tout au plus, si d’ici-là il s’avère toujours faire partie de ma mission de vie.
Alors, à dans trois mois...

Guy LAROCHE.


Témoignage paru dans le N°40 de LA TEMPÉRANCE