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Se libérer de ses chaînes avec la PNL (tabac, marijuana...)* 2

Toutes deux ne s’aimaient guère.
La fumeuse reprochait à l’idéaliste son conformisme, son intolérance, et son petit côté « donneuse de leçon ».
La partie idéaliste trouvait la fumeuse moche, sale et pessimiste, voire destructrice. Elle semblait représenter la partie sombre de mon être. D’ailleurs son « intention positive » était de mourir jeune puisque, dans son esprit, la vieillesse était synonyme de décrépitude, de solitude, et de maux de toutes sortes.

Lorsque j’ai entamé un travail en P.N.L sur mes propres dépendances, j’ai pu nommer enfin ce conflit intérieur qui était à l’origine de ma culpabilité : lors d’un « squash visuel* »deux parties contradictoires se sont opposées violemment. La partie A, la fumeuse, et la partie B, l’idéaliste.

Toutes deux ne s’aimaient guère.
La fumeuse reprochait à l’idéaliste son conformisme, son intolérance, et son petit côté « donneuse de leçon ».
La partie idéaliste trouvait la fumeuse moche, sale et pessimiste, voire destructrice. Elle semblait représenter la partie sombre de mon être. D’ailleurs son « intention positive » était de mourir jeune puisque, dans son esprit, la vieillesse était synonyme de décrépitude, de solitude, et de maux de toutes sortes. Deux intentions majeures motivaient donc la « fumeuse » :

  • éviter la souffrance (représentée par le grand âge)
  • vivre des expériences « pseudo spirituelles » (facilitées par l’absorption du produit), afin de vivre « pleinement ».
    L’idéaliste, ne souhaitait évidemment pas souffrir non plus et elle désirait vivre ces mêmes expériences, mais différemment, en cultivant patience et persévérance. Lorsqu’elles purent définir une intention commune, elles échangèrent leurs qualités respectives afin de se rapprocher l’une de l’autre jusqu’à devenir jumelles, et lorsqu’elles se réunifièrent, quelque chose d’inattendu se produisit : je ressentis physiquement les mêmes sensations que celles que j’aimais percevoir sous l’effet du produit. J’en étais au début de mon travail et cela fut un message fort. Il m’indiquait que je pouvais ressentir mon corps vibratoire sans artifice.

En visualisant ma ligne du temps*, je réalisai que, dans mes pensées, je n’avais pas d’avenir. C’était logique, étant donné l’intention positive de la partie « fumeuse ». Me prenant au jeu, j’ai donc élargi, coloré et prolongé cette ligne.

En travaillant avec le protocole « construire le futur, deux avenirs parallèles* », je pris pleinement conscience du fait que, même si je mourrais jeune, ce tabagisme forcené ne me mettrait pas à l’abri de la décrépitude physique, au contraire. Elle arriverait plus vite voilà tout.

Je me visualisais, en effet, à 60 ans, avec un physique d’une femme de 75 ans, atteinte d’une B.P.C.O* qui me gratifiait d’un teint gris violacé, d’une respiration sifflante, et de pieds cyanosés assortis. On avait dû d’ailleurs m’enlever quelques orteils tant mes problèmes artéritiques étaient sérieux. Cela avait d’ailleurs fortement compromis mon équilibre. Du coup, je marchais peu, c’était douloureux et difficile et ma capacité pulmonaire étant amoindrie, j’en étais réduite à rester chez moi, limitée physiquement (et financièrement également). Inlassablement, je ressassai les mêmes pensées : mon état d’esprit était si sombre que j’étais, de part la logique des choses, plongée dans une solitude extrême, enfants, petits enfants et compagnon préférant d’autres compagnies plus apaisantes. Mais surtout, je ressentais, au plus profond de mon être, une déception et une colère absolument terrible envers moi-même, pour n’avoir pas su faire autre chose de ma vie que cette lente et pathétique destruction.

Il ne s’agissait pas, dans cet exercice de s’épargner, c’est un fait. Et cependant cette vision était fort réaliste, je le sais bien, pour constater depuis des années, les ravages du tabagisme sur l’organisme.

Je réalisai surtout, à travers cette projection, que deux avenirs bien distincts et fondamentalement différents étaient possibles. Que de chacun d’entre eux, je disposai de la graine.
Et c’est à travers le tableau des objectifs à courts, moyens et longs termes, que je commençai à m’imaginer âgée, moi qui me suis toujours refusée à de telles projections. Agée, et dans l’acceptation de ce qui est, sobre et enfantine à la fois, engagée tout en étant détachée, bref plutôt sereine et philosophe. Et même s’il ne m’a pas été possible d’être très précise dans la projection de la plupart des cases de ce tableau, j’ai cultivé cette représentation parce qu’au fil du temps, j’ai pu mesurer son impact : elle agissait comme un guide, une lumière.
Je pris le temps d’effectuer quelques rituels qui, peu à peu, comblèrent un besoin de reliance spirituelle. Je sculptai une petite statue en terre, assise en tailleur, le dos bien droit, la poitrine dégagée, parce qu’elle représentait l’acte de respirer en toute liberté.
Je mis beaucoup d’espoir dans cette réalisation et elle me le rendit bien car, à chaque fois que je la vis, elle me conforta dans l’espoir que je lui avais transmis, de me débarrasser enfin un jour de mes chaînes.
Au fil des mois, progressivement, alors que je commençai à perdre espoir et que je lâchais prise, un changement s’opéra. Il me devint de plus en plus difficile de finir mes cigarettes. Elles s’espacèrent de plus en plus, jusqu’à devenir « absurdes ».
A un moment donné, je n’en eu plus envie, d’ailleurs leur goût devenait de plus en plus désagréable.
Cela ne correspondait plus à ma structure mentale.

LA RECIDIVE

A. ENTRE OMBRE ET LUMIERE...

Tout comme l’ancien alcoolique, l’ancien fumeur reste fragile. Le risque de rechute est bien réel. Il est important de le réaliser, de l’accepter, et en cas de récidive, de ne pas dramatiser. L’être est en cheminement et sur cette route, s’il tombe, il tombe. L’important est qu’il se relève.
Serge Gainsbourg, et plus récemment l’artiste Renaud ont bien décrit, en toute sincérité, les deux parties (Dr Jekyl et Mister Hide) qui cohabitaient si difficilement en eux :

« Comme il y a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y’a le Renaud et le Renard
Le Renaud ne boit que de l’eau
Le Renard carbure au Ricard

Un côté blanc, un côté noir
Personne n’est tout moche ou tout beau
Moitié ange et moitié salaud
Et c’est ce que nous allons voir

Docteur Renaud, Mister Renard...

Renard est un sacré soiffard
Renaud est sobre comme un moineau
Quand Renaud rejoint son plumard
Renard s’écroule dans l’caniveau

Renaud se méfie des pétards
Et du chichon qui rend idiot
Renard se les roule peinard
Pour s’exploser le ciboulot

Docteur Renaud, Mister Renard...

Souvent, dans les cas de dépendances quelles qu’elles soient, le sujet a souvent au départ, un terrain doté d’une sensibilité particulière : il a du mal à « digérer » d’un point de vue émotionnel tout ce qu’il peut observer et ressentir. Le produit lui permet d’ailleurs, une sorte de « mise en veille » de l’émotion.

Renaud s’efforce, c’est son boulot
D’écrire de jolies histoires
Pour séduire les gens, les marmots
Pour amuser, pour émouvoir

A la pointe de son stylo
Le Renard n’a que des gros mots
La parano et le cafard
N’lui inspirent que des idées noires

Docteur Renaud, Mister Renard...

Renaud souffre de tous les maux
Qui accablent ce monde barbare
Il porte les croix sur son dos
Des injustices les plus notoires

Renard désabusé, se marre
Se contrefout de ce bazar
Le monde peut crever bientôt
Renard s’en réjouirait plutôt »

On retrouve bien ici ces deux parties, entre l’ombre et la lumière, dont il est question dans ce problème de dépendance :

Une partie « lumineuse » ou l’être aspire d’abord et avant tout à vivre. Cette partie a, dans la nature de ses pensées, un avenir, donc des attentes, voire un idéal qui reste, dans sa structure de pensée, accessible.

Une autre partie dont l’âme, quelque part est en souffrance, et qui à un moment donné, a du mal à conserver sa foi (en l’Homme, en lui-même et/ ou en une entité supérieure) ; Et c’est à partir de là, je pense, que se cristallise une deuxième partie, plus sombre, qui finit par adopter un comportement réellement autodestructeur.
C’est en cela d’ailleurs que des pensées spirituelles, si elles ne sont pas indispensables, sont d’un soutien évident. Je reste convaincue que cette partie sombre ne peut profondément se cristalliser que lorsque l’être se « déconnecte » -c’est-à-dire qu’il n’a pas trouvé, ou qu’il a perdu la trame, le but et le sens de sa vie sur terre.

« Renaud a choisi la guitare
Et la poésie et les mots
Comme des armes un peu dérisoires
Pour fustiger tous les blaireaux,

Renard, c’est son côté anar
Crache sur tous les idéaux
Se moque du tiers comme du quart
Des engagements les plus beaux ».

La connaissance de l’existence de ces deux parties est fondamentale autant pour le travail effectué en P.N.L que pour la suite.
En effet, une fois que la « réunification » de ses « deux parties » a eu lieu, le sujet, dans sa « sphère mentale » a un avenir, des projets, devant lui. Cela est possible parce que ses pensées sont claires, colorées et ordonnées : c’est-à-dire qu’il « y croit ».
Au moment ou un évènement va entraîner des doutes, des questions et des réflexions existentielles, au détour d’une rupture affective, d’un choc émotionnel qui générera ce que j’appelle une souffrance de l’âme, le sujet en période de sevrage va se retrouver avec le même type de pensées, la même fréquence vibratoire, que celles qui dominaient son « Mister Hyde ».
C’est précisément là, je pense, que le risque de récidive est maximal.

« C’est à cause du désespoir
Qui tombe à cinquante ans bientôt
Que le Renard tôt ou tard
Prendra le dessus sur Renaud »

Il existe bien sûr d’autres types de situation ou la rechute peut survenir en d’autres circonstances, plus légères (risque sous-estimé, sentiment de toute puissance, milieu festif...). Et la récidive, lorsqu’elle s’assombrit ensuite de tout le poids du désespoir et de la culpabilité, ramène à la même situation de départ, avec en plus, un sentiment d’échec dont on se passerait bien. Voilà pourquoi, il est certainement si important de ne pas donner à l’éventualité d’une rechute, plus d’importance qu’elle n’a en réalité.

b. QUAND L’OMBRE PASSE...

Au détours d’une rupture affective particulièrement douloureuse pour moi, je n’ai pas échappé à l’ombre et je n’en ai pas été surprise.
Il semblerait en fait que, dans ces problèmes de dépendances, l’être vogue entre ombre et lumière : son « côté obscur » lorsqu’il est « gonflé » et nourri de pensées malheureuses, a tendance à choisir le chemin de la facilité : celui qu’il connaît déjà.

Les petites voix internes telles que : « bah, de toute façon... » ou : « à quoi bon ?... » sont particulièrement efficaces pour saborder les efforts entrepris précédemment.

A ce stade, débarrassé de la culpabilité, il m’a été nécessaire de refaire le chemin entrepris, cette fois seule, parce qu’un mode de pensée et qu’une certaine autodiscipline sont nécessaires au maintien de ce que l’on souhaite. C’est en lisant le livre d’Esther et Jerry Hicks au portant sur « la loi de l’attraction » que j’ai pu mettre cela en pratique. Je cite :
« L’attention émotionnelle que vous prêtez à ce qui est vous enracinera comme un arbre dans votre situation présente, tandis qu’une vision émotionnelle (heureuse) de ce que vous aimeriez attirer dans votre vie va provoquer des changements. »

Nous entrons là au cœur de la PNL : associer une vision créatrice, précise, à une émotion positive qui se manifeste par la question suivante :

  • « Comment je saurais que j’ai atteint mon objectif ? »
    Par l’exploration du système VAKOG (visuel, auditif, kinesthésique...), une émotion agréable s’associe à la pensée. Cette pensée, entretenue, nourrie régulièrement, a un pouvoir d’attraction. (cf « Les formes pensées » d’Anne Givaudan.).
    Plutôt que de focaliser sur le problème dont on souffre, il est important de se concentrer sur ce que l’on souhaite afin d’en permettre la concrétisation.

De plus, comme « le corps et l’esprit sont des aspects du même système cybernétique », il est particulièrement aidant, à ce stade, de coupler à cet entraînement mental :

  • la pratique d’une activité sportive :
    C’est en associant des pratiques régulières de sport que j’ai pu constater que le corps réagit à ces propres lois et qu’à un moment donné c’est le corps lui-même qui s’habitue et qui est en « demande » d’activité ; cela aide à contre-balançer naturellement le problème d’addiction.
  • la pratique d’une activité spirituelle :
    Par l’exercice du yoga méditatif, j’ai pu me recentrer ; alors, il m’a été plus facile de me concentrer et de consacrer du temps régulièrement à mes exercices de visualisations.

En ce qui concerne les problèmes d’addiction, pour conclure, je dirai que la PNL fait partie d’un tout, qu’un entraînement régulier associé à d’autres activités physiques et/ou spirituelles sont aussi un atout important non seulement pour accéder à l’état désiré mais surtout pour s’y maintenir.

Evelyne

Suite de l’article dans : "Se libérer de ses chaînes avec la PNL (tabac, marijuana...)1*

*Extrait de son mémoire, réalisé pour la certification de Maître-Praticien PNL