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Se libérer de ses chaînes avec la PNL (tabac, marijuana...)1*

J’étais, en effet, depuis des années, en proie à une culpabilité énorme, liée à une double dépendance au tabac et à la marijuana. Je pensais d’ailleurs, dans les périodes où j’arrivais plus ou moins à modérer ma consommation, que si je survivais au tabac, la culpabilité que je nourrissais, elle, me tuerait.

En m’apprenant jour après jour que « derrière tout comportement il y a "une intention positive », la PNL m’a permis d’élargir ma compréhension des autres et de leurs motivations.

Parce que « le sens de notre communication est dans la réponse que nous recevons », j’ai pu apporter plus d’attention aux autres afin de développer une meilleure capacité d’adaptation. En approfondissant le fait que « la carte n’est pas le territoire », j’ai pu m’assouplir, et en comprenant que « le comportement d’une personne est le meilleur choix qu’elle a à sa disposition, à un moment donné », j’ai pu faire preuve d’indulgence, d’abord et en premier lieu à mon égard. J’étais, en effet, depuis des années, en proie à une culpabilité énorme, liée à une double dépendance au tabac et à la marijuana. Je pensais d’ailleurs, dans les périodes où j’arrivais plus ou moins à modérer ma consommation, que si je survivais au tabac, la culpabilité que je nourrissais, elle, me tuerait.
Moi qui voyait et assistait régulièrement aux ravages de la maladie, moi qui était née en bonne santé, je ne trouvais rien de mieux à faire que de me saboter moi-même en fumant, depuis plus de vingt ans, jusqu’à l’écoeurement, jusqu’au milieu de la nuit, en ayant l’intention quelque part, même si je n’en avais pas encore vraiment conscience, de me détruire.

Invariablement, je m’endormais sur le canapé et je finissais par aller me coucher, le cœur tapant vite, le souffle réduit et court, chaque fois un peu plus honteuse et me promettant d’arrêter le lendemain cette autodestruction, et pourtant... les : « il faut que... », et les : « je devrais... », ne fonctionnaient absolument pas.
Cette dépendance n’était pas sans conséquence au niveau de mon travail. Lorsque, et c’est arrivé heureusement rarement, je devais accompagner un patient en pneumologie, cela m’était particulièrement pénible.
Je me souviens d’un patient de 40 ans, atteint d’un cancer pulmonaire, qui, jusqu’à la fin, a refusé les calmants, voulant rester conscient pour ses proches. (A un certain stade, les antalgiques entraînent un état de somnolence). Il était nécessaire d’aspirer régulièrement ses sécrétions bronchiques : c’était sale, douloureux, et tellement insupportable que je lui en voulait malgré moi de nous imposer cette agonie « par noyade » : j’endurais doublement, m’identifiant à sa propre souffrance, ne pouvant accepter une telle fin de vie qui pourrait bien être la mienne.

Nous connaissons relativement bien par quel mécanisme la nicotine entraîne une dépendance physique. Pour la marijuana, même si la dépendance reconnue n’est que psychique, elle peut être cependant très forte. Ayant découvert le produit à un âge où l’on est fragile, celui-ci m’avait brusquement ouvert une porte : adolescente particulièrement égocentrée sur mes jeans et ma teinture de cheveux, je découvrais subitement qu’il y avait des arbres, qu’ils étaient vivants et que la planète était une entité à part entière. Il me semblait alors que ma conscience s’ouvrait également sur un monde invisible que j’avais parfaitement ignoré jusque là. Le produit constituait une passerelle entre ma conscience et ce monde subtil.
Plus tard, la pratique d’un peu de musique et d’écriture m’était, me semblait-il, facilitée par ce penchant qui semble favoriser l’imagination et la créativité... Tout aurait pu continuer ainsi dans le meilleur des mondes, si, comme dans toutes les dépendances, je n’avais pas commencé à en connaître les revers ; je commençais, en effet, à m’isoler et à devenir quelque peu paranoïaque, mais surtout, une douleur thoracique aiguë d’abord épisodique, puis de plus en plus fréquente, me rappelait que je risquais moi aussi, de tomber gravement malade.

Pour avoir tout de même réussi à tout stopper pendant 18 mois, je savais, au plus profond de moi, que cette douleur était liée à mon tabagisme et à ma culpabilité puisqu’elle avait disparu et était revenue au même moment. Les vaines tentatives effectuées pour me rassurer (radio pulmonaire, électrocardiogramme et les explications de mon médecin quant à la banalité des douleurs intercostales) ne furent que des pis aller : mon corps m’indiquait clairement qu’il était temps pour moi d’agir ; oui, mais comment ?
Je ne comptais plus le nombre de fois où, écoeurée, j’avais jeté mon paquet à peine entamé, me jurant par tous les saints, que cette fois, oui, c’était la bonne, que j’arrêtais. Je ne comptais plus non plus le nombre de dates que j’avais pu marquer sur mon frigo pour me rappeler ce jour fatidique qui était censé sonner le glas de ma vie de fumeuse. Il ne me fallait généralement pas plus de quarante huit heures pour rechercher fébrilement les restes du dit paquet dans la poubelle... Ensuite, venait le temps du marchandage : je décidais alors de limiter ma consommation de tabac pour me permettre de ne consommer que de la marijuana. Ou bien c’était l’inverse : je pensais parvenir à ne fumer que du tabac...

Que je mette mes chaînes à la cheville gauche ou à la droite, il me fallut bien admettre que j’étais bel et bien enchaînée.

Evelyne

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*Extrait de son mémoire, réalisé pour la certification de Maître-Praticien PNL