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La pédagogie de responsabilité

Un jour, par « hasard », j’ai ouvert un livre et j’ai lu la phrase suivante : « Tant que vous n ’êtes pas prêt à vous sentir responsable de tout ce qui vous arrive dans votre vie, mais absolument de tout, vous ne progresserez pas », signée KRISHNAMURTI.

Je compris et sentis la justesse de cette phrase dans une démarche spirituelle et la croyance dans la réincarnation. Mais je me suis demandé comment cela fonctionnait dans mon corps et dans mon esprit.
A cette époque, je travaillais déjà pour un centre pénitentiaire en Savoie avec des groupes de douze détenus. Pour moi, cela était le cadre idéal pour amener la notion de responsabilité, ce public ayant effectué peu de travail sur lui-même, voire pas du tout et se sentant plutôt dans une position de victime.

Etant formé à la sophrologie, à la sophro-analyse, à la PNL et à l’hypnose, j’ai entrepris un travail de recherche et de réflexion pour guider ce public à travers la notion de choix, le libre-arbitre : « Je prends moi-même rendez-vous avec les événements », etc... vers la compréhension de cette notion de la responsabilité. Au cours de cette recherche, j’ai fait une grande découverte : depuis très longtemps, des hommes et des femmes ont travaillé dans différents domaines sur ce sujet. Tout était déjà écrit, démontré et pratiqué. Je me suis inspiré des travaux de ces précurseurs en les synthétisant pour permettre à chaque personne motivée d’accéder, paliers après paliers, à cette prise de conscience.
Aujourd’hui, je peux comparer cette démarche à l’informatique.

Prenons un exemple : un fœtus ressent un non-désir important ; il vit cette expérience dans l’isolement et ne peut exprimer sa souffrance. Ceci, s’il n’y a pas de résilience, peut le mettre sur un rail d’exclusion ou d’imperfection. Ainsi dans son programme « relations aux autres », un virus, qui est au début un ressenti, peut s’installer. S’il vit d’autres événements avec le même ressenti désagréable, cela peut devenir un virus de pensée comme « on ne m’aime pas ». Cette pensée, souvent inconsciente, va générer certaines émotions, celles-ci vont engendrer certains comportements permettant à cette personne de se faire exclure pour rester congruente avec ses schémas inconscients. Tant que cette personne reste dans l’impression que ce sont les autres qui la rejettent, elle reste bloquée dans ce schéma.
Ce système fonctionne avec d’autres schémas comme l’abandon, l’échec, la carence affective, l’abus, la vulnérabilité, l’assujettissement, etc., à un niveau individuel ou collectif.
La pédagogie de responsabilité permet de conscientiser ses propres virus de pensée et de les fragiliser mais cela ne suffit pas. Si certains virus sont facilement repérables, d’autres ont besoin de l’aide d’un sophrologue, d’un sophro-analyste ou d’un autre thérapeute. Pour ma part, je propose comme outil de changement le « BE HAPPY ».

C’est lors d’une autre rencontre par « hasard » que j’ai découvert cet outil extrêmement simple et efficace. Il s’agit d’une démarche sur notre structure de pensée. Celle-ci, grâce à notre libre arbitre et à notre motivation, permet rapidement de changer nos schémas limitants et de prendre rendez-vous avec les événements agréables de notre vie.
La pédagogie de responsabilité s’adapte aussi au domaine de la santé dans la mesure où les symptômes physiques reflètent des difficultés d’ordre émotionnel et relationnel et des « virus de pensée » que l’on peut identifier pour favoriser le changement, l’autonomie et la santé...
La pédagogie de responsabilité n’est pas une méthode déposée et rigide. Je propose à chaque participant de prendre son contenu, de l’adapter à sa propre vision du monde, de l’enrichir et de la transmettre librement.

Friedrich ANDRES

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