Bernard FRIT et LA TEMPERANCE

Questions sur le mal-être et ses causes.

Le mal-être doit être exprimé de manière concrète en faisant référence à un jour précis à un endroit précis et même si possible à un instant précis. Ce qui est une forme de transe hypnotique particulière qui permet de s’échapper de l’émotion pour entrer dans le monde des sensations physiques les plus précises possible.

Ramener à une expérience concrète du mal-être.

Faut-il toujours ramener sur une expérience concrète quand la personne pense être confrontée en permanence à un état tel que : « je suis toujours stressé en toutes circonstances » ?

La réponse courte est oui. En effet, il est indispensable de ramener la personne à une expérience concrète. Il faut lui demander de donner des exemples de situations dans lesquelles elle s’est sentie particulièrement stressée. À partir de la situation, il est indispensable de traduire ce que la personne appelle le stress, en émotions puis, en sensations physiques.

Ensuite, il est indispensable de diriger l’attention de la personne sur des situations dans lesquelles elle a vécu d’autres émotions que celle du stress, par exemple faire référence à des situations de joie, de satisfaction ou de plaisir et examiner si à ce moment-là le stress est toujours présent. Vraisemblablement il ne sera pas présent.

En conclusion, cela demande d’aider la personne à retrouver des moments de sa vie lors desquels elle n’était pas stressée. Cela afin de mettre en perspective ces situations de stress avec d’autres situations dans lesquelles le stress n’est pas présent.

Ne pas se laisser noyer.

Comment ne pas se laisser noyer par quelqu’un qui parle beaucoup ou qui tourne en rond ?

Si la personne parle trop et à un rythme trop rapide pour vous, vous devez faire tout ce que vous pouvez, soit pour la stopper, soit pour la ralentir. Le mieux est de parvenir à une espèce de dialogue lors duquel la personne expose ce qu’elle a envie de partager avec vous et à vous de trouver un rythme pour poser une question, pour avoir les précisions nécessaires sur ce qu’elle est en train de vous dire, puis lui laisser la parole, puis à nouveau la stopper et reposer une autre question, etc.

C’est le rythme que vous allez mettre en place comme une sorte de respiration qui va permettre de moduler le débit de parole et vous donner assez d’espace pour poser les questions.

Si vous avez l’impression que la discussion tourne en rond, il est de votre responsabilité de poser les bonnes questions pour avoir les précisions nécessaires.

Ne pas rester dans le mal-être.

Comment faut-il faire pour ne pas tourner autour du pot et ne pas rester trop longtemps dans le mal-être de la personne ?

Il n’est pas question de rester dans le mal-être de la personne. Il s’agit simplement de questionner le mal-être et de demander des précisions. Au fur et à mesure des questions, on va poser des questions sur l’expérience sensorielle du mal-être. Et puis des questions sur les causes du mal-être, sur le contexte ou les contextes du mal-être et sur ce qui réactive le mal-être, etc.

Il ne s’agit pas de maintenir la personne dans son mal-être pour avoir des réponses, mais plutôt de l’en dissocier afin qu’elle puisse le considérer par rapport à la globalité de sa vie. Qu’elle puisse comprendre comment il s’est installé, comment il se maintient, comment il se réactive.

Si la personne revient volontairement sur ses expériences de malaise en risquant de cette manière de les amplifier, c’est à vous de la stopper tout de suite pour la rediriger vers l’information dont vous avez besoin.

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